E x t i m e (journal)

vendredi 23 janvier 2015

Du cul militant ...

" les mecs de droite je les nique, mais je les nique vraiment, c'est pas une métaphore." Bahia






"Qu'est-ce-que tu préfères ? On fait l'amour d'abord ou on fait les courses après ?"

" Tu crois quil me reste des pâtes ? On fait l'amour d'abord ou on fait à manger ? "




Le nom des gens, film de Michel Leclerc, 2009.

lundi 19 janvier 2015

1000 pots rouges

« À l’école d’horticulture, on m’a appris à soigner les fleurs, mais pas à les empêcher de mourir. Je décidais d’éviter de nouvelles victimes en remplissant les pots de fleurs avec du ciment.» Jean-Pierre Raynaud





1000 pots bétonnés peints pour une serre ancienne
Jean-Pierre Raynaud 
1986 – Serre, pots et béton peints , Domaine de Kergéhennec
Coll. Fonds régional d’art contemporain de Bretagne



Jean-Pierre Raynaud a choisi la serre, lieu de confrontation entre la matière vivante et la matière inerte. Les pots de fleurs utilisés sont empruntés au réel mais détournés de leur fonction première ; l’artiste les a remplis de béton, rompant avec les représentations d’une nature idéalisée. La couleur rouge renforce cet effet de contraste. L’installation de Jean-Pierre Raynaud questionne et interpelle sur la mort inévitable de tout être vivant. Dans cette serre, rien ne pousse, rien ne vit… Mais rien ne meurt non plus.


mardi 13 janvier 2015

Se regarder en (la) face

" Je regardais ce visage dans le miroir, je regardais ce visage déjà vieux et pourtant mien, et c'est un état qu'il est des plus étranges de devoir associer à soi-même la vieillesse, ou du moins - car je n'étais pas encore vraiment vieux, j'allais avoir quarante ans dans quelques mois -  la fin incontestable des caractéristiques de la jeunesse lisible sur les traits de son propre visage. "

J-P.Toussaint, Faire l'Amour.



René Magritte , Le miroir magique

dimanche 4 janvier 2015

Les mots qu'il faut

Sur la phénoménologie
Voici un extrait du roman d’Agota Kristof, Le grand cahier, qui ne pourrait mieux illustrer ce qu’est une approche « phénoménologique ».
Le roman raconte l’histoire de deux frères jumeaux, laissés par leur mère chez leur méchante grand-mère. Ils vivent dans un univers à eux seuls, qu’ils écrivent ensemble dans « Le grand cahier ». Voici comment ils décrivent leurs exercices de composition. Il ne saurait y avoir de plus simple définition d’une approche phénoménologique.

Voici comment se passe une leçon de composition :
Nous sommes assis à la table de la cuisine avec nos feuilles quadrillées, nos crayons, et le Grand Cahier. Nous sommes seuls.
L’un de nous dit :
— Le titre de ta composition est : « L’arrivée chez Grand-Mère ».
L’autre dit :
— Le titre de ta composition est : « Nos travaux ».
Nous nous mettons à écrire. Nous avons deux heures pour traiter le sujet et deux feuilles de papier à notre disposition.
Au bout de deux heures nous échangeons nos feuilles, chacun de nous corrige les fautes d’orthographe de l’autre à l’aide du dictionnaire et, en bas de la page, écrit : « Bien », ou « Pas bien ». Si c’est « Pas bien », nous jetons la composition dans le feu et nous essayons de traiter le même sujet à la leçon suivante. Si c’est « Bien », nous pouvons recopier la composition dans le Grand Cahier.
Pour décider si c’est « Bien » ou « Pas bien », nous avons une règle très simple : la composition doit être vraie. Nous devons décrire ce qui est, ce que nous voyons, ce que nous entendons, ce que nous faisons.
Par exemple, il est interdit d’écrire : « Grand-Mère ressemble à une sorcière » ; mais il est permis d’écrire : « Les gens appellent Grand-Mère la Sorcière. »
Il est interdit d’écrire : « La Petite Ville est belle », car la Petite Ville peut être belle pour nous et laide pour quelqu’un d’autre.
De même, si nous écrivons : « L’ordonnance est gentil », cela n’est pas une vérité, parce que l’ordonnance est peut-être capable de méchancetés que nous ignorons. Nous écrirons donc simplement : « L’ordonnance nous donne des couvertures. »
Nous écrirons : « Nous mangeons beaucoup de noix », et non pas : « Nous aimons les noix », car le mot « aimer » n’est pas un mot sûr, il manque de précision et d’objectivité. « Aimer les noix » et « aimer notre Mère », cela ne peut pas vouloir dire la même chose. La première formule désigne un goût agréable dans la bouche, et la deuxième un sentiment.
Les mots qui définissent les sentiments sont très vagues ; il vaut mieux éviter leur emploi et s’en tenir à la description des objets, des êtres humains et de soi-même, c'est-à-dire à la description fidèle des faits.
(Agota Kristof, Le grand cahier. Paris : Seuil / Points, 1986, p. 32-33)


Article trouvé dans le site dirigé par Danielle Boutet  : recitsdartistes

Sa-pin mari-time past-time

4 years ago...



Photographie  de L. 
Hiver 2011
Oeuvre d'(un) inconnu(s) rencontrée sur une plage costarmoricaine.

dimanche 28 décembre 2014

100

Pour ce cent(ième) article de l'année 2014, ce sera sans. / Néanmoins, sans sang, l'hémoglobine c'était au 99 /

 Juste la mer et le ciel, pris en photo aujourd'hui même. 
                                   À  l'année (toute) prochaine ! ...