E x t i m e (journal)

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mardi 27 septembre 2016

Simpl(u)i(e)ste

Il pleut dehors il pleut
Et c'est tant mieux
Car s'il pleuvait dedans 
Je ne s'rai pas content ..."

Henri Dès














à John ...

lundi 30 mai 2016

Vo(s)lut(t)es

 Volutes Vos luttes partent en fumée 
Mehzmet Ozgur
Vos luttes font des nuées 
Des nuées de scrupules 

Vos luttes partent en fumée
Vers des flûtes enchantées
Et de cruelles espérances

Me lancent
Des dagues et des lances
En toute innocence

J'cloue des clous sur des nuages
Un marteau au fond du garage
J'cloue des clous sur des nuages
Sans échafaudage

Vos luttes partent en fumée
Sous les yeux embués
D'étranges libellules

Pour une grimace et un rictus
De plus
J'fais des heures sup'

Je m'en donne de la peine
Je cogite je m'agite
Je rejoue la scène

J'cloue des clous sur des nuages
Un marteau au fond du garage
J'cloue des clous sur des nuages
Sans échafaudage

Et mon corps de se vouer
A des lunes surdouées
Aux courbes souveraines

Pleines pleines

Vos luttes partent en fumée
Sous des soleils qui s'ignorent
Dor- dormez

Mes réponses allongées
Mes que dire
Mes que faire
Mais comment ça tient en l'air

Ces deux hémisphères
Par quel mystère

J'cloue des clous sur des nuages
Un marteau au fond du garage
J'cloue des clous sur des nuages
Sans échafaudage

Vos luttes partent en fumée ...

Alain Bashung

vendredi 27 mai 2016

Au delà de là ...





" La route s’arrête
Soudain 
Au-delà de là 
Plus rien " 






















extrait de Un déluge, Bertrand Belin




pour le souvenir ... de la re-rencontre
avec et pour K.

mercredi 25 novembre 2015

Prendre corps / Arthur H & Nicolas Repac

Je te flore, tu me faune
Je te peau, je te porte, et te fenêtre
Tu m’os, tu m’océan, tu m’audace, tu me météorite

Je te clé d’or, je t’extraordinaire, tu me paroxysme

Tu me paroxysme, et me paradoxe
Je te clavecin, tu me silencieusement, tu me miroir, et je te montre

Tu me mirage, tu m’oasis, tu m'oiseau, tu m’insecte, tu me cataracte

Je te lune, tu me nuage, tu me marée haute, je te transparente
Tu me pénombre, tu me translucides, tu me château vide et me labyrinthe
Tu me parabole, tu me debout, et couché, tu m’oblique

Je t’équinoxe, je te poète, tu me danse, je te particulier
Tu me perpendiculaire et sous-pente

Tu me visible, tu me silhouette
Tu m’infiniment, tu m’indivisible, tu m’ironie

Je te fragile, je t’ardente, je te phonétiquement, tu me hiéroglyphe

Tu m’espace, tu me cascade, je te cascade à mon tour, mais toi tu me fluide

Tu m’étoile filante, tu me volcanique, nous nous pulvérisable
Nous nous scandaleusement, jour et nuit, nous nous aujourd’hui même, tu me tangente
Je te concentrique

Tu me vertige, tu m’extase, tu me passionnément, tu m’absolu, je t’absente, tu m’absurde

Je te narine, je te chevelure, je te hanche, tu me hantes
Je te poitrine, je buste ta poitrine, puis te visage, je te corsage
Tu m’odeur, tu me vertige, tu glisses, je te cuisse, je te caresse
Je te frissonne, tu m’enjambes, tu m’insupportable, je t’amazone
Je te gorge, je te ventre, je te jupe, je te jarretelle, oh je te bas
Je te Bach, oui je te Bach, pour clavecin sein et flûte

Je te tremblante, tu me séduis, tu m’absorbes, je te dispute
Je te risque, je te grimpe, tu me frôles
Je te nage, mais toi tu me tourbillonnes
Tu m’effleures, tu me cernes, tu me chair, cuir, peau, et morsure
Tu me slip noir, tu me ballerine rouge
Et quand tu ne hauts-talons pas mes sens, tu les crocodile, tu les phoque, tu les fascines
Tu me couvres, je te découvre, je t’invente et parfois tu te livres

Tu me lèvres humides, je te délivre, je te délire, tu me délires et passionnes
Je t’épaule, je te vertèbre, je te cheville, je te cils et pupilles
Et si je n’omoplate pas avant mes poumons, même à distance, tu m’aisselles
Je te respire,
Je te bouche, je te palais, je te dents, je te griffe
Je te vulve, je te paupières, je te haleine, je t’aine
Je te sang, je te cou, je te mollets, je te certitude
Je te joues, et te veines

Je te mains, je te sueur, je te langue, je te nuque
Je te navigue, je t’ombre, je te corps et te fantôme
Je te rétine dans mon souffle, tu t’iris

Je t’écris, tu me penses

(poème de Ghérasim Luca)


Illustrations de la vidéo : La série "ORGASM" de l'artiste argentin Diego Beyrò, qui capture les moments d'extase de l'orgasme dessinés sur les visages, en utilisant des draps de lit comme support pour ses illustrations.


dimanche 20 septembre 2015

Au revoir mon amour / Dominique A (4)


Au revoir mon amour, Eleor - Dominique A 

pour la chanson, la danse, l'architecture, le paysage, la lumière, la tension.




" Peut-être mon amour mieux vaut ne pas s'aimer qu'un jour ne plus s'aimer "....


Ce geste absent / Dominique A (3)


Ce geste absent, Vers les lueurs - Dominique A

Absent, et pourtant ... pour tout ce que ça me " renvoie "


Le détour / Dominique A (2)


Le détour, Remué, Dominique A

Déjà pour le titre, et ensuite pour le tout

Twenty-to bar / Dominique A (1)


Twenty-to bar, La mémoire neuve, Dominique A






Pour mémoire donc, il y a 20 ans (presque) tout juste, MJC Zup Sud de Rennes,
rencontre de Dominique A
( Twenty-two bar et Le courage des oiseaux )

lundi 22 juin 2015

Amour pas (pour) toujours

"Jamais je ne t'ai dit que je t'aimerai toujours 
Ô mon amour
Jamais tu ne m'as promis de m'adorer
Toute la vie
Jamais nous n'avons échangé de tels serments me connaissant,
Te connaissant
Jamais nous n'aurions cru être à jamais pris par l'amour nous qui étions
Si inconstants

Pourtant,
Pourtant tout doucement sans qu'entre nous rien ne soit dit
Petit à p'tit
Des sentiments se sont glissés entre nos corps qui se plaisaient
À se mêler
Et puis des mots d'amour sont venus sur nos lèvres nues
Petit à p'tit
Des tas de mots d'amour se sont mêlés tout doucement à nos baisers
Combien de mots d'amour ?

Jamais je n'aurais cru que tu me plairais toujours
Ô mon amour
Jamais nous n'aurions pensé pouvoir vivre ensemble
Sans nous lasser
Nous réveiller tous les matins aussi surpris de nous trouver si bien

Dans le même lit
De ne désirer rien de plus que ce si quotidien plaisir d'être ensemble
Aussi bien

Pourtant,
Pourtant tout doucement sans qu'entre nous rien ne soit dit
Petit à p'tit
Nos sentiments nous ont liés bien malgré nous sans y penser
À tout jamais
Des sentiments plus forts et plus violents que tous les mots d'amour connus
Et inconnus
Des sentiments si fous et si violents, des sentiments auxquels avant nous n'aurions
Jamais cru

Jamais, ne me dis jamais que tu m'aimeras toujours
Ô mon amour
Jamais ne me promets de m'adorer
Toute la vie
N'échangeons surtout pas de tels serments me connaissant,
Te connaissant
Gardons le sentiment que notre amour au jour le jour,
Que notre amour est un amour
Sans lendemain"


Anna Karina dans Pierrot le fou : "Jamais je ne t'ai dit que je t'aimerai toujours"

lundi 18 mai 2015

Je t'aime contractuel

"Je me suis demandé pourquoi j'ai jamais écris "je t'aime" dans mes chansons. 
Parce que ça sonne comme un mensonge par essence (...) parce qu'il y a toujours, implicitement, une connotation de temps : je t'aime, c'est je t'aime pour toujours. 
Donc, il y a du contrat dans ces mots-là. Sache que je... "

Interview de J-J Goldman, à la sortie de En passant, à propos de Sache que je ...

dimanche 12 octobre 2014

Ne lui dis pas

Troubles images issues du temps
Messages d'enfant
Vagues voyages au gré d'avant

Ne lui dis pas
Ce n'est qu'à  toi
Rêve tout bas
Ne lui dis pas

Tendres caresses, fièvres et sang
Les peaux s'entendent et se tendent
Paupières closes, qui te prend ?

Ne lui dis pas
Ça sert à  quoi
Ce n'est qu'à  toi
Ne lui dis pas

On n'avoue rien si l'on est innocent
Les mots sont vains, les mystères indulgents
La pénombre éclaire
Du silence au mensonge
C'est l'espace des songes

Page après page, vie sur vie
Quand les questions dansent
N'est-ce que ça ? Etait-ce lui ?

Ne lui dis pas
Ce n'est qu'à  toi
Rêve plus bas
Ne lui dis pas

Qu'il est si tard, qu'il ne t'étonne plus
Qu'il ne sait pas et qu'il n'a jamais su
Que bientôt l'hiver
Si c'était à  refaire
Mais...


J-J Goldman

mercredi 6 août 2014

Someone else

(...)

I could be someone else,
I should be someone else,
But you wouldn't know me if I was...

(...)

I could be someone else,
I should be someone else,
But you shouldn't tell me what to do...

(...)


Brown trout blues
A Larum , Johnny Flynn

lundi 2 juin 2014

Les cafés impersonnels

J'aime les cafés impersonnels
Le tablier des demoiselles
Si peu soucieuses de mes pensées
J'aime l'indifférence passagère
les yeux en guise de dictionnaire
Et la musique de ces troquets

Mais j'aime aussi les quand elle me sourit

J'aime les kilomètres solitaires
Le passeport dans la portière
Les idées filent, l'aiguille s'affole
J'aime les sons sortis d'son semi sommeil
Les 'déjà là' des petits réveils
A la radio les 2 heures sonnent

Mais j'aime aussi les quand elle me sourit

J'aime le chevalet, la fourmilière
Aux heures tardives et familières
Les brouillons noirs, l'attente aussi
J'aime les grands carreaux tout près du plume
Pour le cas où le clin de lune
Souffle la fin durant la nuit

Mais j'aime aussi les quand elle me sourit


Calico

mardi 1 avril 2014

Les chemins de traverse


Moi je marchais les yeux par terre
Toi t'avais toujours le nez en l'air
Et c'est comme ça qu'on s'est connu
On avait chacun sa guitare
On n'était pas loin d'une gare
C'est le hasard qui l'a voulu


Et tu m'as dis quand leurs ailes sont mortes
Les papillons vont où le vent les porte
On a pris le premier chemin venu


Et quand la nuit est tombée
Sur la voie ferrée
On était bien loin de la ville
On n'entendait que des notes
Et le bruit de nos bottes
Sous la pleine lune immobile


On a traversé les semaines
Comme de vrais fêtes foraines
Sans même penser au retour
On s'est perdu dans les nuages
Comme les oiseaux de passages
A suivre les filles d'un jour


Et pour ne pas que des fous nous renversent,
On prenait les chemins de traverse
Même s'ils ne sont jamais les plus courts


Et quand la nuit tombait
Sur la voie ferrée
On était bien loin de la ville
On n'entendait que des notes
Et le bruit de nos bottes
Sous la pleine lune immobile


Et quelques fois je me souviens
Ceux qui nous ont laché les chiens
Et jeté des pierres au visage
Ils n'ont rien empêché quand même
Puisque le seul métier qu'on aime
C'est la bohème et le voyage


Et quand la nuit va tomber
Sur la voie ferrée
On sera bien loin de la ville
On n'entendra que des notes
Et le bruit de nos bottes
Sous la pleine lune immobile


Et quand la nuit va tomber
Sur la voie ferrée
On sera bien loin de la ville
On n'entendra que des notes
Et le bruit de nos bottes
Sous la pleine lune immobile
Sous la pleine lune immobile.


Francis Cabrel


Brothers - photographie de Théo Gosselin

samedi 22 mars 2014

ça dégouline ...



























Chanson d'amour

Chanson d'amour, hystérie du moment, écrans, romans, tout l'temps
Des p'tits, des lourds, des vrais, d'autres du flanc
C'est trop, finissons-en
Ça dégouline de tous les magazines
Ça colle aux doigts, ça colle au coeur, c'est dégoûtant
En vérité,
Qui pourrait m'en citer
Un seul qui lui ait donné
Plus de liberté


Des amours propres, les plus sales, écoeœurants
J'en ai croisés souvent
Enfants parents, photos, sourires, charmants !
Nés pour venger tous leurs échecs, donnant donnant
Amours "vautours" ou "vitrine", j'en ai vus
Mais des amours tout court, ça court pas les rues

Abus d'confiance, vulgaire anesthésique
Inconscience pathétique
Ça peut cacher nos misères un moment
Comme un alcool, comme une drogue, un paravent
Mais y a toujours un de ces sales matins
Où l'on se dit que l'amour, ça sert à rien

Trève de discours, y a rien d'pire que l'amour
Sauf de ne pas aimer
Autant le faire, c'est clair
Et puis se taire




J-J. Goldman

jeudi 20 mars 2014

Quoi

Quoi
De notre amour feu ne resterait que des cendres
Moi
J'aimerais que la terre s'arrête pour descendre
Toi
Tu me dis que tu vaux pas la corde pour te pendre
C'est à laisser ou à prendre

Joie
Et douleur c'est
Ce que l'amour engendre
Sois au moins conscient que mon coeur peut se
Fendre
Soit
Dit en passant j'ai beaucoup à apprendre
Si j'ai bien su te comprendre

Amour cruel
Comme en duel
Dos à dos et sans merci
Tu as le choix des armes
Ou celui des larmes Penses-y penses-y
Et conçois que c'est à la mort à la vie

Quoi
De notre amour feu ne resterait que des cendres
Moi J'aimerais que la terre s'arrête pour
descendre
Toi
Tu préfères mourir que de te rendre
Va donc savoir va comprendre



Serge Gainsbourg
Paroles et musique: Serge Gainsbourg