E x t i m e (journal)

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dimanche 13 novembre 2016

...38 > 39 > 40...

Le déclic (clic clic clic clic cl...i...c) pour "reprendre sa vie" est peut-être la prise de conscience du temps (qui passe).



mardi 27 septembre 2016

Simpl(u)i(e)ste

Il pleut dehors il pleut
Et c'est tant mieux
Car s'il pleuvait dedans 
Je ne s'rai pas content ..."

Henri Dès














à John ...

samedi 2 juillet 2016

"Un esprit est comme un parachute, il ne fonctionne qu'une fois ouvert"
Frank Zappa

Mary à Quiberon, le 2 juillet 2016.
Photographie de L.


dimanche 19 juin 2016

Et Si...

pour ceux qui restent après celui qui est parti trop tôt ...

... mon.

mercredi 8 juin 2016

Visage de la lune sur la portée

Photographie de L. 8 juin 2016




Ce soir depuis ma terrasse
Jamais remarqué ces (5) lignes électriques avant ...
Avant que la lune ne s'y glisse
Hop! photo (sans stabilisateur)
Une prise pour voir...
son visage !!!
c'est magique

jeudi 31 mars 2016

Zaha Hadid

Zaha Hadid (31 oct.1950, Bagdad - 31 mars 2016,Miami) 

1ère femme architecte à avoir reçu le Pritzker Price, en 2004.

" Obtenir de belles vues à partir de tous les angles possibles "


" Je me suis senti limitée par la pauvreté du traditionnel principe de dessin architectural et j'ai recherché de nouveaux moyens de représentation "


Centre culturel Heydar Aliev de Bakou, en Azerbaïdjan, 2012

l'Al-Wakrah Stadium, Quatar (en construction)






















mardi 29 mars 2016

Envie en vie

" Pourquoi ne pas fêter les événements dès que l'envie se présente, donc avant qu'ils ne se produisent ? 
Car on ne sait jamais s'ils se produiront, in fine, ni si on sera toujours là (vivant) pour les vivre."

L.

mardi 1 mars 2016

Claude Parent

Claude Parent 26 février 1923 - 27 février 2016

Ah! Claude Parent ! jamais je n'oublierai cette conférence donnée à Rennes aux milieu des années 90...

Il était incroyable,  avec son feutre noir, à exprimer ses idées en quelques traits et, debout, en mouvement, à mimer "sa" fonction oblique !
Déjà âgé à  l'époque, et pourtant tellement dynamique et enjoué . Tellement libre et passionné. Et passionnant.

Rappel de l'article déjà paru sur ce blog :

Article du 16mars 2014 Claude Parent / la fonction oblique

Photographie Emmanuel Goulet

samedi 30 janvier 2016

Reflet


Photographie et haïku* de Hervé Colard





glanée sur le blog Plages de silence




* haïku 俳句  " forme poétique très codifiée d'origine japonaise (...) Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à dire et célébrer l'évanescence des choses" (source : Wikipedia)

vendredi 1 janvier 2016

Souvenir du 19 décembre 2015

Ce soir, la carapace s'est fissurée
l'eau s'est exfiltrée,
salée.



Ce soir,
larmes.
Inattendues.

pas même ravalées,
même salées.

A nu.

Désarmée.

Submergée

par les mots

Ce soir elles ont coulé
Tiré la sonnette
d'alarme

Eteinte la cendre
lavée.
Larmée,
la tôle


Submergée
par l'émotion


Et je flotte
inerte et vivante

Ce soir, la carapace s'est fissurée
l'eau s'est exfiltrée,
salée.

L.
















Photographies de Maurice Mikkers 

" Nous avons chacun des larmes bien à nous, dont la composition moléculaire diffère d'un individu à l'autre. C'est cette face cachée du liquide lacrymal que le photographe néerlandais Maurice Mikkers a voulu mettre à l'honneur dans une remarquable série de photos prises au microscope, larmes d'une vingtaine de ses amis, toute aussi différentes les unes que les autres. Fascinant."
(source : Sciences et avenir, 3 juillet 2015)

lundi 21 décembre 2015

Solstice d'hiver

« Solstice d’hiver : la période la plus sombre de l’année. A peine éveillé le matin, il sent déjà que le jour commence à lui échapper. Il n’a pas une lumière où s’engager, aucun sens du temps qui passe. Il a plutôt une sensation de portes qui se ferment, de serrures verrouillées. Une saison hermétique, un long repliement sur soi-même. Le monde extérieur, le monde tangible de la matière et des corps semble n’être plus qu’une émanation de son esprit. Il se sent glisser à travers les évènements, rôder comme un fantôme autour de sa propre présence, comme s’il vivait quelque part à côté de lui-même – pas réellement ici mais pas ailleurs non plus. Il formule quelque part en marge d’une pensée : une obscurité dans les os ; noter ceci.

Dans la journée, les radiateurs chauffent au maximum. Même maintenant, en plein cœur de l’hiver, il est obligé de laisser la fenêtre ouverte. Mais pendant la nuit il n’y a pas de chauffage du tout. Il dort tout habillé, avec deux ou trois chandails, emmitouflé dans un sac de couchage. Pendant les week-ends, le chauffage est coupé complètement jour et nuit, et il lui est arrivé ces derniers temps, quand il essayait d’écrire, assis à sa table, de ne plus sentir le stylo entre ses doigts. Ce manque de confort, en soi, ne le dérange pas. Mais il a pour effet de le déséquilibrer, de le forcer à se maintenir en état permanent de vigilance. En dépit des apparences, cette chambre n’est pas un refuge. Il n’y a rien ici d’accueillant, aucun espoir d’une vacance du corps, où il pourrait se laisser séduire par les charmes de l’oubli. Ces quatre murs ne recèlent que les signes de sa propre inquiétude et pour trouver dans cet environnement un minimum de paix il faut s’enfoncer en lui-même de plus en plus profondément. Mais plus on s’enfoncera, moins il restera à pénétrer. Ceci lui paraît incontestable. Tôt ou tard, il va se consumer.

(…)

Il pause une feuille blanche sur la table devant lui et trace ces mots avec son stylo. Epigraphe possible pour le Livre de la mémoire. Ensuite, il ouvre un livre de Wallace Stevens (Opus Posthumous) et en copie la phrase suivante :

« En présence d’une réalité extraordinaire, la conscience prend la place de l’imagination » »




Extrait de : Paul Auster, L’invention de la solitude, traduit par C. Le Boeuf

texte re-trouvé sur Listen Up!

jeudi 26 novembre 2015

Les Mosos - l'harmonie sans engagement (contractuel)

Photographie de Guy Bescond

Photographie de Neimon

Photographie de Sara Gouveia




Aux confins du sud-ouest de la Chine, non loin de la frontière Tibétaine, réside un peuple qui intrigue le reste du monde pour ses coutumes, mais surtout pour sa vision de l'amour et de la relation intime. Les Mosos sont le dernier peuple matriarcal et ont gagné le titre de communauté-modèle à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'ONU.

Les femmes, au centre de la communauté

Les Mosos vivent autour du lac Lugu, sur les rives des régions du Yunnan et Sichuan. Ce lac serait né des larmes de la déesse Gemu, que tous vénèrent. Depuis plus de 800 ans, les Mosos ont les mêmes traditions régissant leur quotidien. Tous les enfants vivent auprès de leur mère. Ils ne quittent jamais la maison familiale, qui se transmet de génération en génération aux filles. Ce sont les femmes qui sont au centre de la vie des Mosos et gèrent le patrimoine de la famille, ce sont elles qui héritent du nom et des biens.

L'harmonie comme principe de vie

Chez ce peuple matriarcal, le mariage n'existe pas. Chacun est libre de vivre sa sexualité comme il l'entend, mais sans la notion d'engagement. Pour eux, le mariage représente une menace à l'harmonie ; une valeur essentielle pour laquelle chacun oeuvre, l'harmonie passant avant toute chose, notamment l'argent. Ainsi, ils estiment qu'être marié revient à se vendre dans une forme d'illusion : les Mosos pensent qu'il est insensé de se promettre la passion éternelle, puisque personne ne sait de quoi demain sera fait.

Aucune promesse, aucune trahison
Les principes économiques d'une famille reposent sur tous les membres qui la composent. Chaque personne a un rôle à jouer, il est donc impensable qu'il quitte le foyer pour un amour qu'il peut de toute manière fréquenter à sa guise. Le fait de refuser le mariage inclut donc une sexualité vécue librement, sans domination entre les sexes et sans fidélité.


Cela ne signifie pas qu'un homme et une femme, tous deux amoureux, aillent coucher dans le lit d'autres partenaires. Simplement ils ne jugent pas nécessaire d'en faire une promesse, puisque celle-ci pourrait être brisée. Lorsqu'une séparation survient, elle se fait dans la douceur et le respect de l'autre. Chacun faisant en sorte que l'harmonie persiste.


L'amour sans tabou


Dès l'âge de 13 ans, les enfants atteignent leur majorité. Les filles obtiennent leur propre chambre et sont donc libres de découvrir le sexe, mais peuvent prendre tout le temps nécessaire jusqu'à ce qu'elles se sentent prêtes à devenir femme. Au début d'une relation elles restent discrètes, car elles ne sont pas forcées de révéler le nom de celui qui escalade la maison et se glisse dans leur chambre, à leur famille. Lorsque l'amour est là, alors le compagnon est accepté au même titre qu'un ami de la famille, il pourra aider dans la maison et s'occuper des enfants de sa bien-aimée, qu'ils soient de lui ou non.


La place de la mère
Les pères biologiques ne sont pas contraints de visiter leur progéniture. Chez les Mosos, ce sont les oncles qui détiennent le rôle de père. Ils traitent leurs neveux et nièces comme nous nous occuperions de nos propres enfants. Pour eux, il est donc primordial que leur soeur ait une descendance. Les oncles ont bien plus de droits que les pères sur leurs enfants. Lorsque la mère de famille décède, c'est sa première fille qui est destinée à la remplacer dans son rôle : elle aussi deviendra "Ama" ou "Dabou", selon le terme employé dans le village. Une "Ama" décide des tâches à accomplir pour la journée et donne les instructions, tandis qu'elle s'occupera de la maison où vivent ses enfants et petits-enfants.

Transmettre les traditions

Chaque soir, les membres de la famille se réunissent autour du feu qui brûle continuellement grâce à leur mère. Elle veille sur les siens et s'assure que sa première fille prendra, comme elle, son rôle à coeur. Il est important pour elle de savoir que son aînée prendra plaisir à s'occuper de sa famille, ici aussi l'harmonie compte. Parfois les filles destinées à remplacer leur mère auraient préféré étudier, mais les régions qui bordent le lac Lugu manquent cruellement d'instituteurs qualifiés. 

Depuis huit siècles, les femmes travaillent dans les champs pendant que les hommes s'occupent des enfants. Mais en dehors de cette mission, ce sont eux qui bâtissent les maisons et gèrent les affaires extérieures au village. Certains d'entre eux sont choisis pour leurs aptitudes scolaires et, si leur mère accepte, sont envoyés au Tibet afin de recevoir une formation de Lama auprès de grands maîtres Bouddhistes. Ils reviendront plus tard au village pour devenir des chefs religieux. 

L'art de s'aimer

Lorsque ces derniers organisent les fêtes célébrant les ancêtres ou la nature, ils ne participent pas aux jeux de séduction des autres Mosos. Ces rites sont l'occasion de danser et de charmer l'autre, sans se cacher. Personne ne viendra juger le choix d'un partenaire ni la manière de le séduire, souvent pleine de poésie par des regards attentionnés ou quelques chatouilles. Tous les Mosos peuvent profiter librement de leurs passions et aiment concevoir le couple comme une relation basée sur l'amour et le sexe.
(...)

Article original, là : La découverte des mosos
Documentaire intéractif :  L'effet de la pluie sur l'herbe

samedi 21 novembre 2015

mardi 10 novembre 2015

Perspective (1)

“ Le temps est un phénomène de perspectives.”

Jean Cocteau, Journal d'un inconnu

dimanche 25 octobre 2015

Cloches

Je viens d'entendre les cloches sonner. 8 coups. C'est la première fois, depuis que suis là.
L.

jeudi 24 septembre 2015

Arno J. (1)









Maison à Pondicherry

Cabinet d'aisance !









à suivre ...





Tout y est ! l'ensemble et le détail, les lumières et les couleurs, l'atmosphère, le paysage, les gens, la poésie de la vie (réelle et pourtant sublimée) .


Merci et bravo à mon ami, Arno J. pour ses croquis qui me font voyager par procuration, ici en Inde.