E x t i m e (journal)

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lundi 20 février 2017

L'enchantement attendu

« Je travaille à créer, en architecture, une situation dans laquelle la construction pourra se réaliser d’une autre façon et produire de l’inattendu, donc de l’enchantement »

Patrick Bouchain, architecte

dimanche 12 février 2017

samedi 4 février 2017

dimanche 22 janvier 2017

Anagramme



NTERVIEW - La langue française regorge de mille et un trésors littéraires. L'auteur Jacques Perry-Salkow et le philosophe Raphaël Enthoven en ont exhumé quelques-uns dans un ouvrage sur les anagrammes, 
Anagrammes pour lire dans les pensées. Un recueil renversant qui repousse les limites de l'oeil et l'esprit.


C'est un éloge de la spontanéité ou mieux encore une célébration de l'ordinaire. L'anagramme n'est pas seulement un jeu, une macédoine de lettres ou des mots-croisés dans le journal. Elle est une aventure, un millier d'histoires, une dioptrique capable de redonner vie aux objets inanimés que le quotidien a tués.

Muraille, chose, silence... les lettres se construisent et se déconstruisent au fil de notre regard. En un instant, leur sort devient une affaire classée. Le sapin rejoint la case «arbre» et la rose son «herbier». La généralité aura fait fi de leur particularité.

Pourtant, derrière chaque objet se cache un événement et une infinité de chemins possibles. Raphaël Enthoven et Jacques Perry-Salkow ont tenté de fixer ce vertige et de plonger avec leur livre, Anagrammes pour lire dans les pensées, «à travers les mots, entre les mots, que l'on voit et que l'on entend». Une volonté légitime qui entend, selon le philosophe et animateur de radio, «redonner de la saveur» aux choses insipides et banales de l'existence.

LE FIGARO - Pourquoi un livre sur les anagrammes?

Raphaël Enthoven - C'est un heureux concours de circonstances. Jacques-Perry-Salkow avait déjà écrit des livres sur les anagrammes. Il voulait cette fois-ci en réaliser sur la philosophie. Il m'a donc envoyé un mail en m'exliquant que si j'acceptais de travailler avec lui «la matière» deviendrait «ma réalité». Nous sommes alors convenus d'un rendez-vous, pris un café pour parler de ces anagrammes et j'ai tout de suite été enchanté.

Que représentent-elles pour vous?

Les anagrammes sont un mélange de cabalisme et de miracle sans providence. On voit des lettres et soudain on découvre tout autre chose... D'un énoncé à son anagramme, il y a une infinité de chemins possibles. Le hasard de l'ordonnancement des lettres, crée une pensée. C'est vraiment une sorte de miracle.

Comment s'est passée votre collaboration avec Jacques Perry-Salkow et Chen Jian Hong ?

Jacques Perry-Salkow se chargeait des anagrammes. Je lui envoyais des propositions et inversement. Si je voyais une route s'éclairer, je l'empruntais et écrivais un texte. Il fallait que le chemin se fasse à moi. En ce qui concerne Jacques Perry, il est incroyable. Il est capable de fabriquer une anagramme en déplaçant seulement une ou deux lettres. Regardez «Paris est une fête» devenu «Et Paris est en feu». C'est prodigieux.

Ce livre est le fruit d'un an de propositions, de dessins - dont l'expressionnisme est fondamental - et de perles. Les textes sont de véritables appels au dessin. Aucun d'eux ne peut et ne doit se réduire à une signification.

Ce livre, à la façon d'un Ponge, semble redonner vie aux mots...

C'est une célébration de l'ordinaire, du miracle possible des choses banales. Aucun objet n'est inutile. En réalité, ce livre fonctionne comme «un exhausteur de goût». Ce ne sont pas juste des jeux - même si l'on s'est beaucoup amusé en réalisant ce recueil - et il n'est aucunement question d'ambitions mystiques. Nous avions envie, avec ce livre, de produire un effet de distorsion, de dire quelque chose de la chose elle-même, de redonner la saveur de quelque chose qui dure et qui tient en bouche.

Si vous deviez choisir une anagramme dans le livre, quelle serait-elle?

«L'espérance» qui devient «la présence». A contrario de l'espoir qui est un rapport à l'avenir, l'espérance est un élan. Il se suffit à lui-même. Je trouve ça intéressant de les voir reliés. Cela permet de penser l'espérance pour ce qu'elle est: un amour actif dans le monde.

En un mot, comment définiriez-vous votre livre?

C'est un kaléidoscope.


dimanche 15 janvier 2017

Se jeter au ciel ... s'envoler dans l'eau




“Ici n'existe qu'en fonction de là : si nous ne regardons pas en haut, nous ne saurons jamais ce qui se trouve en bas.” Paul Auster

samedi 7 janvier 2017

mardi 13 décembre 2016

L'espace qui lie

" Les corps chutaient plus par légèreté que par gravité. L'espace nous liait davantage."

Jean-marc Parisis, Les aimants

jeudi 8 décembre 2016

Dulgan Meissl



Maisons invisibles, Dulgan Meissl Associated Architects

Chaque unité de 14,5m sur 3,5m est conçue à partir de panneaux de bois locaux et de structures préfabriquées. Vous pouvez associer plusieurs modules pour réaliser une habitation aux volumes plus généreux. Entièrement démontable, la maison invisible a un faible impact sur son environnement. Autre particularité, et non des moindres, le revêtement extérieur est fait de miroirs, faisant disparaître l’habitation dans son environnement (reste toujours la question des oiseaux avec ce type de revêtement, on espère que le revêtement est muni d’une couche réfléchissant les rayons UV, spécialement prévu pour la protection des oiseaux.).













lundi 3 octobre 2016


Photographies de L. septembre 2016 Camaret, Crozon, Finistère
Ruine du manoir de Saint-Pol Roux (poète 1861-1940)






« ceux qui comme lui s'offrent le magnifique plaisir de se faire oublier » 
André Breton, Clair de Terre dédicacé à Saint-Pol Roux








« L’effet de ces compositions, bonnes ou mauvaises, c’est de vous laisser dans une douce mélancolie. Nous attachons nos regards sur les débris d’un arc de triomphe, d’un portique, d’une pyramide, d’un temple, d’un palais, et nous revenons sur nous-mêmes. Nous anticipons sur les ravages du temps, et notre imagination disperse sur la terre les édifices mêmes que nous habitons. A l’instant, la solitude et le silence règnent autour de nous. Nous restons seuls de toute une génération qui n’est plus ; et voilà la première ligne de la poétique des ruines.» Diderot







dimanche 11 septembre 2016

Toît d'eau






  Stelios Kois, architecte 
Ile de Tinos, 2013

Situé dans la partie nord des Cyclades, Tinos est la troisième plus grande île de l'archipel. Bien connu comme "l'île de Madonna", Tinos est le plus grand centre de pèlerinage en Grèce. Dans son paysage accidenté, les collines rocheuses pondent plus de 40 villages, comme des fragments de marbre d'une statue antique dispersés à travers les collines. L'île est célèbre pour son architecture préservée, ses villages pittoresques et de beaux paysages. Plus d'un millier d'églises se trouvent sur les pentes et collines, un millier de pigeonniers, tandis que des chefs-d'œuvre de l'architecture et des dizaines de moulins abandonnés locaux se trouvent dans ses ravins et les vallées. Le paysage est bordée par des milliers de kilomètres de murs en pierre sèche qui rendent le paysage visuel unique. La résidence est située sur abrupte pente rocheuse terrain orienté plein sud avec vue sur la mer Égée. Il est une structure à un seul niveau et a une surface de 198 mètres carrés. L'emplacement permet bénéficiant d'une vue magnifique et panoramique sur le paysage terrestre et marin. Notre objectif était d'intégrer le bâtiment dans le paysage comme il était partie. L'espace de vie est couvert par un pool de cerclées qui produit un effet visuel de l'eau s'étendant à l'horizon, de fuite et la fusion avec le paysage. De loin, surtout si vu de la trajectoire d'approche, sur un terrain plus élevé, la seule caractéristique visible de la maison est l'eau de la piscine. L'eau pendant la journée reflète les formations rocheuses environnantes et pendant la nuit l'étoile remplie ciel nocturne. La plupart des matériaux de construction visibles ont été trouvés dans les environs et ont été utilisés pour rendre la maison «disparaissent» dans le paysage. Les techniques locales ont également été empruntés comme la construction de mur sec caractéristique trouve en abondance dans l'île. Cette technique a été mise en œuvre avec des modifications mineures; sur les murs de remblai latéral de chaque côté du volume de la piscine. Les matériaux locaux ont un faible impact sur l'environnement tout en étant aussi très efficace en tant que matériaux d'isolation. Les parois arrière sont faites de terre retenue qui régule la température. La piscine, qui agit comme un toit assure une isolation et une protection contre le rayonnement solaire et de transmission de la chaleur. Nous voulions faire une maison fusionné avec son environnement, une oasis invisible caché aux yeux insoupçonnables. La maison est agit presque comme un point d'observation comme il se cramponne aux rochers et supervise le paysage en cascade spectaculaire.

Quelque chose noir

Au matin
Je suis habitant de la mort idiote la tête comme un porridge
Les oiseaux s'envolent à l'avoine noire de fumée (il est quatre heures, il est cinq heures)
Les arbres s'habillent de fond en comble
Dans mon bol des archipels de boue noire qui fondent
Je bois tiède
L'église, le sable, le vent irrésolu
J'avance d'une ligne, à deux doigts
Je voudrais nous coucher tête-bêche
Tes yeux sur ma bouche à la place de ce rien

Jacques Roubaud, Quelque chose noir

vendredi 19 août 2016

Pas d'arbre


















Toile blanche énorme,placée à 132 intersections dans 15 villes en Chine.
Peinture verte sur chaque extrémité des trottoirs afin que les passants laissent leurs traces lors de leurs passages sur la toile (3,92 millions de personnes ont contribué à cette oeuvre)
Projet social pour attirer l’attention des gens sur les problèmes de l’environnement et leur montrer les bienfaits de la marche à pied. 
par l'Agence de publicité DDB China Group avec la Fondation chinoise de protection de l’environnement 

lundi 25 juillet 2016