E x t i m e (journal)

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dimanche 29 janvier 2017

En marge du programme, l'essen-ce / tiel

“L’apport de l’architecte se situe justement dans l’intuition de ce qui n’est pas prévisible par un programme“ …/… “Etre assis quelque part, attendre, s’arrêter, parler à quelqu’un, lire une lettre, écouter, observer. Cela n’est jamais programmé. C’est pourquoi je pense que l’architecte ne doit pas se borner à suivre la commande, il doit rechercher les espaces de liberté.“

Jacques Ripault, architecte (1953-2015)

mardi 1 novembre 2016

Se rencontrer (soi)

" Pourquoi prend-on de l'âge ? Pas pour fuir dans le quotidien et fermer la porte mais pour se rencontrer à nouveau. Pour choisir de se rencontrer. Pour aller de son plein gré vers l'endroit choisi."

 Mitsuyo Kakuta , Celle de l'autre rive 

jeudi 25 août 2016

Rykiel et Butor ... départs

création de
Sonia Rykiel (1930-2016)


"Toute tête est un entrepôt, où dorment des statues de dieux et de démons de toute taille et de tout âge, dont l' inventaire n' est jamais dressé."    

Passage de Milan, Michel Butor (1926-21016)


dimanche 29 mai 2016

Sur le fil (de coton)




Après les pluies drues du printemps, Joseph et son fils Noé aiment observer le ciel et ses nuages. le père et le fils enlacés l'un à l'autre s'amusent à deviner les contours et dessins que forment ces cotons blancs et moelleux dans la voûte céleste.

Quand Noé part en vacances chez sa mère, Joseph ne voit plus aucun signe dans les nuages, il ne voit que l'immensité du vide au dessus de lui. Où vont ses rêves ?
Pour les retrouver, Joseph n'a qu'une envie : se défaire de la gravité : "Vivre consisterait à s'évaporer".
le père livré à sa solitude veut être comme le nuage, rincé de la pluie. Délester les obligations, stopper la folle course du temps et la cavale effrénée des jours.


Thomas Vinau, La part des nuages

jeudi 26 novembre 2015

Les Mosos - l'harmonie sans engagement (contractuel)

Photographie de Guy Bescond

Photographie de Neimon

Photographie de Sara Gouveia




Aux confins du sud-ouest de la Chine, non loin de la frontière Tibétaine, réside un peuple qui intrigue le reste du monde pour ses coutumes, mais surtout pour sa vision de l'amour et de la relation intime. Les Mosos sont le dernier peuple matriarcal et ont gagné le titre de communauté-modèle à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'ONU.

Les femmes, au centre de la communauté

Les Mosos vivent autour du lac Lugu, sur les rives des régions du Yunnan et Sichuan. Ce lac serait né des larmes de la déesse Gemu, que tous vénèrent. Depuis plus de 800 ans, les Mosos ont les mêmes traditions régissant leur quotidien. Tous les enfants vivent auprès de leur mère. Ils ne quittent jamais la maison familiale, qui se transmet de génération en génération aux filles. Ce sont les femmes qui sont au centre de la vie des Mosos et gèrent le patrimoine de la famille, ce sont elles qui héritent du nom et des biens.

L'harmonie comme principe de vie

Chez ce peuple matriarcal, le mariage n'existe pas. Chacun est libre de vivre sa sexualité comme il l'entend, mais sans la notion d'engagement. Pour eux, le mariage représente une menace à l'harmonie ; une valeur essentielle pour laquelle chacun oeuvre, l'harmonie passant avant toute chose, notamment l'argent. Ainsi, ils estiment qu'être marié revient à se vendre dans une forme d'illusion : les Mosos pensent qu'il est insensé de se promettre la passion éternelle, puisque personne ne sait de quoi demain sera fait.

Aucune promesse, aucune trahison
Les principes économiques d'une famille reposent sur tous les membres qui la composent. Chaque personne a un rôle à jouer, il est donc impensable qu'il quitte le foyer pour un amour qu'il peut de toute manière fréquenter à sa guise. Le fait de refuser le mariage inclut donc une sexualité vécue librement, sans domination entre les sexes et sans fidélité.


Cela ne signifie pas qu'un homme et une femme, tous deux amoureux, aillent coucher dans le lit d'autres partenaires. Simplement ils ne jugent pas nécessaire d'en faire une promesse, puisque celle-ci pourrait être brisée. Lorsqu'une séparation survient, elle se fait dans la douceur et le respect de l'autre. Chacun faisant en sorte que l'harmonie persiste.


L'amour sans tabou


Dès l'âge de 13 ans, les enfants atteignent leur majorité. Les filles obtiennent leur propre chambre et sont donc libres de découvrir le sexe, mais peuvent prendre tout le temps nécessaire jusqu'à ce qu'elles se sentent prêtes à devenir femme. Au début d'une relation elles restent discrètes, car elles ne sont pas forcées de révéler le nom de celui qui escalade la maison et se glisse dans leur chambre, à leur famille. Lorsque l'amour est là, alors le compagnon est accepté au même titre qu'un ami de la famille, il pourra aider dans la maison et s'occuper des enfants de sa bien-aimée, qu'ils soient de lui ou non.


La place de la mère
Les pères biologiques ne sont pas contraints de visiter leur progéniture. Chez les Mosos, ce sont les oncles qui détiennent le rôle de père. Ils traitent leurs neveux et nièces comme nous nous occuperions de nos propres enfants. Pour eux, il est donc primordial que leur soeur ait une descendance. Les oncles ont bien plus de droits que les pères sur leurs enfants. Lorsque la mère de famille décède, c'est sa première fille qui est destinée à la remplacer dans son rôle : elle aussi deviendra "Ama" ou "Dabou", selon le terme employé dans le village. Une "Ama" décide des tâches à accomplir pour la journée et donne les instructions, tandis qu'elle s'occupera de la maison où vivent ses enfants et petits-enfants.

Transmettre les traditions

Chaque soir, les membres de la famille se réunissent autour du feu qui brûle continuellement grâce à leur mère. Elle veille sur les siens et s'assure que sa première fille prendra, comme elle, son rôle à coeur. Il est important pour elle de savoir que son aînée prendra plaisir à s'occuper de sa famille, ici aussi l'harmonie compte. Parfois les filles destinées à remplacer leur mère auraient préféré étudier, mais les régions qui bordent le lac Lugu manquent cruellement d'instituteurs qualifiés. 

Depuis huit siècles, les femmes travaillent dans les champs pendant que les hommes s'occupent des enfants. Mais en dehors de cette mission, ce sont eux qui bâtissent les maisons et gèrent les affaires extérieures au village. Certains d'entre eux sont choisis pour leurs aptitudes scolaires et, si leur mère accepte, sont envoyés au Tibet afin de recevoir une formation de Lama auprès de grands maîtres Bouddhistes. Ils reviendront plus tard au village pour devenir des chefs religieux. 

L'art de s'aimer

Lorsque ces derniers organisent les fêtes célébrant les ancêtres ou la nature, ils ne participent pas aux jeux de séduction des autres Mosos. Ces rites sont l'occasion de danser et de charmer l'autre, sans se cacher. Personne ne viendra juger le choix d'un partenaire ni la manière de le séduire, souvent pleine de poésie par des regards attentionnés ou quelques chatouilles. Tous les Mosos peuvent profiter librement de leurs passions et aiment concevoir le couple comme une relation basée sur l'amour et le sexe.
(...)

Article original, là : La découverte des mosos
Documentaire intéractif :  L'effet de la pluie sur l'herbe

samedi 21 novembre 2015

vendredi 24 juillet 2015

Imagine

"C'est pas toujours facile de vivre en société quand on a un peu d'imagination"

Hubert Félix THIEFAINE

lundi 22 juin 2015

Amour pas (pour) toujours

"Jamais je ne t'ai dit que je t'aimerai toujours 
Ô mon amour
Jamais tu ne m'as promis de m'adorer
Toute la vie
Jamais nous n'avons échangé de tels serments me connaissant,
Te connaissant
Jamais nous n'aurions cru être à jamais pris par l'amour nous qui étions
Si inconstants

Pourtant,
Pourtant tout doucement sans qu'entre nous rien ne soit dit
Petit à p'tit
Des sentiments se sont glissés entre nos corps qui se plaisaient
À se mêler
Et puis des mots d'amour sont venus sur nos lèvres nues
Petit à p'tit
Des tas de mots d'amour se sont mêlés tout doucement à nos baisers
Combien de mots d'amour ?

Jamais je n'aurais cru que tu me plairais toujours
Ô mon amour
Jamais nous n'aurions pensé pouvoir vivre ensemble
Sans nous lasser
Nous réveiller tous les matins aussi surpris de nous trouver si bien

Dans le même lit
De ne désirer rien de plus que ce si quotidien plaisir d'être ensemble
Aussi bien

Pourtant,
Pourtant tout doucement sans qu'entre nous rien ne soit dit
Petit à p'tit
Nos sentiments nous ont liés bien malgré nous sans y penser
À tout jamais
Des sentiments plus forts et plus violents que tous les mots d'amour connus
Et inconnus
Des sentiments si fous et si violents, des sentiments auxquels avant nous n'aurions
Jamais cru

Jamais, ne me dis jamais que tu m'aimeras toujours
Ô mon amour
Jamais ne me promets de m'adorer
Toute la vie
N'échangeons surtout pas de tels serments me connaissant,
Te connaissant
Gardons le sentiment que notre amour au jour le jour,
Que notre amour est un amour
Sans lendemain"


Anna Karina dans Pierrot le fou : "Jamais je ne t'ai dit que je t'aimerai toujours"

vendredi 22 mai 2015

No leash


"Certaines femmes ne sont peut être pas faites pour être apprivoisées.

Elles ont peut-être juste besoin de courir, libres, jusqu’à trouver quelqu’un d’aussi sauvage pour courir avec elles …"

 ( ou pas ! ou alors avec la mer ! ... )

Candice Bushnell



Isadora Duncan - La danse


Laisse-moi

dimanche 7 septembre 2014

Cabane - Référence


Tom et Huckleberry





Il connait les merveilles 
Qui sont dans la forêt 
Les chemins, les rivières et les sentiers 

Il a dans ses poches des objets fabuleux 
Qu'il emporté avec lui 
Trois bouts de ficelles 
Quelques pierres et du bois 
Il les partage avec tous ses amis 

mercredi 6 août 2014

Someone else

(...)

I could be someone else,
I should be someone else,
But you wouldn't know me if I was...

(...)

I could be someone else,
I should be someone else,
But you shouldn't tell me what to do...

(...)


Brown trout blues
A Larum , Johnny Flynn

vendredi 25 juillet 2014

Fidéli(t)é (2)

La fidélité ! ... Je crois qu'elle est une des innombrables manifestations de l'instinct de propriétéNous nous débarrasserions de bien des choses si nous n'avions peur que d'autres les ramassent.
Le Portrait de Dorian Gray (1891)
Citations de Oscar Wilde

" La Fidélité! ... je crois qu'elle est une des innombrables manifestations de l'instinct de propriété.
Nous nous débarasserions de bien des choses si nous n'avions peur que d'autres les ramassent "

Oscar Wilde, Le portrait de Dorian Gray, 1891.

mercredi 16 juillet 2014

Hundertwasser (2) «Ton droit à la fenêtre – Ton devoir d’arbre »

Son engagement écologique caractérise bien le peintre Hundertwasser, il réfléchit très tôt à l’impact écologique de la vie urbaine, sur le traitement des déchets. Au cours de sa vie, il plante plus de 100 000 arbres de part le monde.
Dés 1958, il écrit son « Manifeste de la moisissure » à travers lequel il s’oppose à la ligne droite, à l’architecture fonctionnelle. La moississure fait éclater les lignes droites dans la maison.
Puis il complète sa théorie avec
«Ton droit à la fenêtre – Ton devoir d’arbre ».


L'œuvre de Hundertwasser prend une nouvelle ampleur lorsqu’il décide de passer à la pratique architecturale. En tant qu’architecte, son travail est en quelque sorte une application directe de ses toiles dans la réalité. On retrouve dans ses constructions ses principes les plus importants : dominance de la nature, importance de la couleur, refus de l’uniformité, rejet de la ligne droite.

Hundertwasser se considère comme un médecin de l’architecture à laquelle il rend sa santé par les courbes de ses bâtiments. Il embellit, transforme plein de bâtiments existants parmi lesquels une usine d’incinération, une aire d’autoroute, un village thermal, une église…Il conçoit l ‘habitation comme une ouverture sur l’extérieur d’où l’importance des fenêtres et des couleurs sur les façades.
Pour lui, chaque habitant a le droit de peindre sa fenêtre de la couleur qu’il veut et d’en décorer l’extérieur de la fenêtre aussi loin que sa main tenant un pinceau peut aller.


Il crée des immeubles avec des arbres locataires qui s’acquittent de leur loyer en apportant oxygène et bien-être aux habitants ; des toits recouverts de verdure et de végétaux. Il encourage les ouvriers à être créatifs, à trouver de nouvelles idées.


Hundertwasser (1)
Hundertwasser (3)

dimanche 13 juillet 2014

Ah ! l'armoire en bois massif des grands parents ...


Amélie :
"Je suis allée voir le médecin. J'étais enceinte. Quand il m'a annoncé la nouvelle, j'ai fait semblant d'être heureuse... comme il se doit. Puis je suis rentrée chez nous. Je n 'ai rien dit à Armand. J'aurais aussi bien pu lui dire, mais j'ai choisi de ne rien dire. J'ai pensé à nous deux, à notre histoire. J'ai continué à me taire. Je me suis posée un tas de questions. Est-ce que j'aimais Armand ? Est-ce qu'avais envie d'avoir un enfant de lui ? est-ce que j'avais envie d'avoir un enfant ? Est-ce que j'étais capable d'aimer quelqu'un ? Je savais répondre à aucune de ces questions. Je me suis détestée pour ça. Armand ignore qu'aujourd'hui je suis allée à la clinique. Il ne sait pas ce que je viens de faire. " 

Armand :
" Je voyais bien que depuis quelque temps ça n'allait pas. Amélie n'était plus que l'ombre d'elle même. Je l'ai questionnée un peu plus formellement que d'habitude. Je voulais savoir ce qui nous arrivait. Elle s'est mise à pleurer. C'était la deuxième fois que je la voyais pleurer. Et puis, elle m'a tout raconté. Elle m'a demandé si j'aurais voulu le garder. Ce n'était pas la question. La question c'était pourquoi elle n'avait rien dit ? Elle savait pas pourquoi. elle savait plus rien. J'ai crié que c'était dégueulasse d'avoir fait ça, elle a continué à pleurer. J'ai tapé fort contre l'armoire en bois massif de ses grands parents, j'avais très mal au poignet, euh, je lui en voulais, j'en voulais à l'armoire, j'en voulais à ses grands parents. Je suis parti. J'ai marché pendant deux heures. Et puis la nuit a fini par tomber. "

Arman Hors saison , film de Sébastien Betbeder .2013. (version courte de : 2 automnes 3 hivers)

samedi 10 mai 2014

En-jeu

Entre nous, pas d'enjeu... 
que du jeu et deux je !
on vit, on vit vraiment,
sans contrat, sans promis ni juré (ou alors craché !)
on joue, on jouit
on parle, on rit
je pars comme tu viens
au gré de m/tes envies
(de) la vie.
spontanés
comme des enfants...


L.









mardi 22 avril 2014

Chambre à part


« Par une froide journée d'hiver, un troupeau de porcs-épics s'était engagé serré pour se protéger mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur. Mais tout aussitôt, ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s'éloigner les uns des autres. Quand le besoin de se chauffer les eût rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de façon qu'ils étaient ballottés de ça et de là entre les deux souffrances. »
Arthur Schopenhauer



Alors ? chambre à part, non ?

mercredi 2 avril 2014

L'art d'Aimer

L'art d'Aimer
film de 2011, d'Emmanuel Mouret 

ça commence avec (un rêve, puis la réalité qui est semblable au rêve) d'Isabelle :

Zoé est prête à prêter son compagnon à une amie Isabelle qui n'a pas fait l'amour depuis un an, juste par générosité, comme on prête sa maison à des amis pour les vacances; et même à éprouver de la fierté vis-à-vis de son homme s'il accepte...

Quelques phrases glanées au milieu des dialogues du film :

" je ne serai pas à la hauteur de tes fantasmes "...  Amélie ( ou pourquoi ne pas concrétiser avec quelqu'un sur qui on a fantasmé, sous peine d'être déçu! )

" je vais te quitter mon amour...je t'aime mais je vais te quitter, je suis désolée...(...)
si un homme me regarde avec désir , je veux le satisfaire, je ne veux pas te tromper mais je ne peux plus lutter contre mon corps..." "se sentant libre de ses désirs, Emmanuelle put enfin regarder sans mauvaise conscience les hommes."
La liberté qu'il lui avait offerte ne faisait de raviver son attachement à Paul... ( ou comment exprimer mieux que moi le "Laisse-moi" )

" Dites moi de quoi vous avez envie là, maintenant, toute de suite, ne réfléchissez pas ! " la voisine d'Achille. ( ou comment provoquer la spontanéité et donc le plaisir )

"- Faisons l'amour comme si je n'avais rien dit...
- non, maintenant, c'est impossible, 
- pourquoi?
- parce que maintenant, je sais que tu es amoureux. "  (ou comment tout gâcher, une déclaration pesante empêchant toute spontanéité)

"Il y a des choses qu'il faut vivre pour les avoir vécu. Maintenant on peut passer à autre chose." (ou agissons plutôt que fantasmons )