E x t i m e (journal)

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dimanche 29 janvier 2017

En marge du programme, l'essen-ce / tiel

“L’apport de l’architecte se situe justement dans l’intuition de ce qui n’est pas prévisible par un programme“ …/… “Etre assis quelque part, attendre, s’arrêter, parler à quelqu’un, lire une lettre, écouter, observer. Cela n’est jamais programmé. C’est pourquoi je pense que l’architecte ne doit pas se borner à suivre la commande, il doit rechercher les espaces de liberté.“

Jacques Ripault, architecte (1953-2015)

mardi 13 décembre 2016

Cette part impartageable

" Des pans entiers de mon existence indifféraient complètement Ava. Elle me les laissaient comme je lui laissais ses jardins secrets. Dès le début de notre histoire, nous avions recensé nos différences, préempté nos espaces intimes, nos temps personnels. Nos égoïsmes se respectaient. Le réglage de nos solitudes s'opéraient dans une anarchie naturelle, heureuse, en marge des lois communes aux autres couples. Les soupçons, les jalousies ne passaient pas sur nous. Souvent quand on aime, on a beau étreindre l'autre, lui parler toujours, il vous manque encore. Donner sa peau ou ses mots ne change rien. En général, il n'y a pas d'amour heureux. L'amour est inquiet, mendiant, il devient vite un droit à tyranniser ..."

Jean-marc Parisis, Les aimants

vendredi 11 novembre 2016

La part d'insaisissable

“On n’aime que ce qu’on ne possède pas tout entier.”

Marcel Proust, La prisonnière

lundi 31 octobre 2016

mercredi 19 octobre 2016

Pas de sens à donner du sens

" Qu’avions-nous en commun ? Sans doute un rêve, celui de pouvoir naviguer en toute liberté et rencontrer des êtres et une nature rendant absurde la question du sens de la vie. "

Björn Larsson , La Sagesse de la mer : Du cap de la Colère au Bout du monde


samedi 15 octobre 2016

Routine libératrice

" Il suivait toujours la routine à la lettre, c'était source de grande liberté. Cela libérait d'autres pensées."

 Anne B. Ragde, La terre des mensonges 

samedi 10 septembre 2016

bi, mono, mini ... et maintenant bur ou zéro ?

« Le monokini est un presque rien de tissu devenu symbole de la déchirure que la modernité a introduite dans nos mœurs. Les transformations vestimentaires qui, depuis le début du XXe siècle, ont permis de passer du corset au monokini, sont considérées comme les illustrations et des mises en scène d’une série de conquêtes juridiques et politiques des femmes – comme si nous pouvions mesurer le statut de ces dernières à la quantité de corps qu’elles ont le droit de montrer…

Le monokini a été inventé en 1964 par un modiste autrichien, Rudi Gernreich. Celui-ci baptisa son invention « monokini » comme s’il dérivait de son ancêtre immédiat, le bikini, suggérant implicitement qu’on franchissait le saut du « bi » au « mono » en passant par l’élimination du superflu. Le « bi » du bikini n’avait pourtant rien à voir avec l’idée de deux-pièces ; Bikini est le nom de cet archipel du Pacifique où les Américains ont procédé à des expériences nucléaires en 1946. Pensant que son invention aurait le même impact que l’explosion d’une bombe atomique, le modiste français Louis Réard choisit en effet ce nom pour son costume de bain sorti la même année. Le bikini ne provoqua pas de scandale juridique, car il respectait la loi, il était conforme aux règles qui édictaient ce qu’on pouvait montrer et ce que l’on devait cacher dans les lieux publics. Au contraire, le monokini ne faisait plus preuve de ce respect, mettant ainsi la mode hors la loi.

« Le monokini a été la dernière étape d'une lutte sociale : accepter que l'on puisse regarder des corps nus dans un espace public »

Certains maires, après avoir entendu parler de ce nouveau vêtement, ont décidé de l’interdire sur leurs plages. À la suite de ces polémiques estivales, le ministère de l’Intérieur a rédigé une circulaire suggérant à la justice de condamner ces femmes quasi dévêtues pour outrage public à la pudeur. Comme toutes les transformations historiques, le monokini eut ses sacrifiées : des héroïnes passées au tribunal pour avoir défié l’ordre existant, pour avoir montré leurs seins sur les plages. On ne se souvient certes pas de ces femmes comme de celles qui se sont battues pour le droit à la contraception, à l’avortement… Ce sont des héroïnes de l’ombre, des sortes d’Antigone, déchirées entre le respect de la loi et celui de la mode.

Le monokini a été la dernière étape d’une lutte sociale, commencée à la fin du XIXe siècle, pour libérer la nudité dans les espaces publics. Cette lutte a débuté à l’École des beaux-arts, s’est propagée dans les théâtres et les music-halls. Avec toujours la même revendication : accepter que l’on puisse regarder des corps nus dans un espace public.

L’organisation de la visibilité de la sexualité par l’État a connu, au XIXe siècle, des bouleversements profonds. La contrainte étatique de cacher la sexualité dans l’espace public date de la Révolution. Il existait certes avant quelques règles qui protégeaient la pudeur, mais rien de semblable au fait de séparer l’espace en deux mondes étanches l’un à l’autre au regard de la visibilité de la sexualité : le privé et le public. Selon la législation napoléonienne, on pouvait tout voir dans le monde privé, tandis que dans le monde public, toute manifestation de la sexualité devait être cachée. En dépit des idées que l’on se fait aujourd’hui de ce qui était cette organisation de la visibilité de la sexualité jusqu’au milieu du XIXe siècle, le monde privé était scrupuleusement protégé des contrôles étatiques, et la notion même de privé était plus large qu’aujourd’hui. L’ordre napoléonien veillait à ce que l’État soit exclu du contrôle de la sexualité pacifique.

Mais cet ordre a été mis en question à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Sous prétexte que le monde privé était un vivier de débauche, l’État chercha à s’immiscer dans la sexualité pacifique du monde privé, à s’introduire dans les maisons par tous les petits trous qui les séparaient du monde public : les fenêtres, les trous de serrure, les jupes que le vent soulève… Il y eut une véritable crispation autour de ces frontières, et certaines décisions sont amusantes. Ainsi, on condamna des partouzeurs pour outrage public à la pudeur parce qu’ils n’avaient pas bouché le trou de leur serrure et que des passants en y posant l’œil avaient pu voir leur débauche. Après avoir assailli l’espace privé par les interstices, les petits trous, les juges sont entrés dans les maisons. En 1877, un stupéfiant retournement de la jurisprudence se produisit : un lieu privé était considéré comme un lieu public à partir du moment où il était occupé par trois personnes et que l’une d’entre elles n’avait pas consenti à voir une scène sexuelle. La loi ne territorialisait plus seulement l’intérieur et l’extérieur, mais les intérieurs eux-mêmes : il fallait donc fermer les portes des chambres à clé.

« Si les femmes se sont libérées en se déshabillant, pourquoi ne sont-elles pas passées auzérokini ? »

Comment la société civile a-t-elle réagi ? Si l’État rentre désormais dans nos maisons, nous nous montrerons nus dehors. Il y eut donc une explosion de la nudité dans les espaces publics. Ce mouvement s’est notamment appuyé sur la séparation de la nudité et de la sexualité : on soutenait que l’une n’impliquait pas l’autre. Il fallait dé-sexualiser la nudité pour qu’elle puisse être tolérée dans l’espace public : la rendre chaste. C’est le courant de pensée dont le monokini a hérité. Montrer ses seins n’est pas forcément un comportement sexuel.

La révolution des mœurs n’a pas finalement libéré la visibilité de la sexualité. Il y a encore un partage de ce que l’on peut montrer et cacher selon que les lieux dans lesquels on se trouve sont ouverts ou fermés au public. Le fait de se montrer dans une attitude sexuelle nécessite un consentement comme s’il s’agissait d’une étreinte, d’un contact des corps. Dès qu’un comportement sexuel est exhibé, on considère que ceux qui regardent peuvent être agressés comme s’ils ne pouvaient pas détourner le regard.

Dans ce processus limité et bancal de libération de la visibilité de la sexualité dans les lieux publics, le monokoni est fort paradigmatique. Si les femmes se sont libérées en se déshabillant, pourquoi ont-elles conservé leur slip et ne sont-elles pas passées au zérokini ? Le zérokini aurait couronné ce processus de libération des corps… il aurait été aussi le début de la libération de l’exhibition de la sexualité dans les lieux publics sans que personne n’ait le droit de se sentir agressé. On ne pose jamais cette question, justement parce qu’on ne prend pas le monokini au sérieux, le pensant toujours comme une victoire contre le bikini. Il est conçu comme un moins d’autre chose et non pas comme une chose en soi. Pour prendre le monokini au sérieux, il faut s’intéresser à ce qu’il cache et non à ce qu’il montre. C’est la condition d’une philo-sophie politique de ce petit habit. »

Marcela Iacub, Demain on enlève le bas ? été 2010
 article source ici

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« - Le monokini a choqué la pudeur de certains. Que pensez-vous de cette expression « attentat à la pudeur » ?
La pudeur est en fait un sentiment très légitime. Elle consiste pour quelqu’un à refuser d’exposer publiquement une partie de lui qu’il estime lui appartenir en propre, à l’instar de son corps tel qu’il se montre dans la nudité. Or l’expression « attentat à la pudeur » constitue un renversement de ce mécanisme. Elle ne désigne pas celui qui ne veut pas être vu dans sa nudité, mais représente celui qui s’expose nu au regard d’autrui et qui choque ce regard. Mais qu’est-ce que ça signifie, se sentir agressé par la nudité de quelqu’un d’autre ? Cette nudité ne nous touche pas, elle n’atteint que nos yeux… Celui qui s’expose nu ne nous intime pas forcément de nous déshabiller à notre tour. Il me semble que les gens qui réagissent mal aux images de nus, ceux qui demandent la censure de telles images, ont justement l’impression d’être déshabillés par elles. Le censeur est celui qui se sent mis à nu. Ce qu’il ne supporte pas, c’est qu’on lui montre ses propres désirs et fantasmes.

- Du corset au monokini, a-t-on accompli une libération érotique ?
Au contraire ! Le corset est un objet d’érotisation du corps, car il met la poitrine en valeur. D’ailleurs aujourd’hui une mode de lingerie féminine réhabilite le corset ou ce qui y ressemble. Le monokini, lui, n’érotise pas la poitrine, il la laisse tomber, pendre. Le monokini, c’est la nudité chaste, car dés-érotisée.

- Que pensez-vous de la nudité telle qu’elle est exposée aujourd’hui ?
Il y a quelque chose qui me choque profondément dans les films X actuels, c’est que le pubis des femmes y est toujours rasé. Le français a cette expression « être à poil » pour parler de la nudité… Or ces femmes ne sont plus à poil quand elles sont nues, car elles n’ont plus de poils ! À mon sens, ces pubis rasés sont comme le monokini, ils représentent une forme de cache-sexe visant à dés-animaliser les organes sexuels. Raser son pubis, c’est une façon de le rhabiller, de lui ôter son animalité. Le poil rasé, c’est une autre forme de la nudité chaste.»

Catherine Millet, Le monokini, c'est la nudité chaste.

jeudi 25 août 2016

Rykiel et Butor ... départs

création de
Sonia Rykiel (1930-2016)


"Toute tête est un entrepôt, où dorment des statues de dieux et de démons de toute taille et de tout âge, dont l' inventaire n' est jamais dressé."    

Passage de Milan, Michel Butor (1926-21016)


samedi 2 juillet 2016

"Un esprit est comme un parachute, il ne fonctionne qu'une fois ouvert"
Frank Zappa

Mary à Quiberon, le 2 juillet 2016.
Photographie de L.


dimanche 29 mai 2016

Sur le fil (de coton)




Après les pluies drues du printemps, Joseph et son fils Noé aiment observer le ciel et ses nuages. le père et le fils enlacés l'un à l'autre s'amusent à deviner les contours et dessins que forment ces cotons blancs et moelleux dans la voûte céleste.

Quand Noé part en vacances chez sa mère, Joseph ne voit plus aucun signe dans les nuages, il ne voit que l'immensité du vide au dessus de lui. Où vont ses rêves ?
Pour les retrouver, Joseph n'a qu'une envie : se défaire de la gravité : "Vivre consisterait à s'évaporer".
le père livré à sa solitude veut être comme le nuage, rincé de la pluie. Délester les obligations, stopper la folle course du temps et la cavale effrénée des jours.


Thomas Vinau, La part des nuages

jeudi 31 mars 2016

Zaha Hadid

Zaha Hadid (31 oct.1950, Bagdad - 31 mars 2016,Miami) 

1ère femme architecte à avoir reçu le Pritzker Price, en 2004.

" Obtenir de belles vues à partir de tous les angles possibles "


" Je me suis senti limitée par la pauvreté du traditionnel principe de dessin architectural et j'ai recherché de nouveaux moyens de représentation "


Centre culturel Heydar Aliev de Bakou, en Azerbaïdjan, 2012

l'Al-Wakrah Stadium, Quatar (en construction)






















vendredi 26 février 2016

Moins de 6 pour voir ...

"Il faut regarder le monde comme le fait un enfant, avec de grands yeux stupéfaits : il est si beau. Allez courir dans les champs, traverser les plaines à fond de train comme un cheval ; sautez à la corde et, quand vous aurez six ans, vous ne saurez plus rien et vous verrez des choses insensées."

Arthur Cravan

jeudi 25 février 2016

Eglisse








Manuel del Busto, architecte - 1912
Okuda San Miguel, street artist - 2000
pour un collectif de skaters "The Church Brigade"





jeudi 26 novembre 2015

Les Mosos - l'harmonie sans engagement (contractuel)

Photographie de Guy Bescond

Photographie de Neimon

Photographie de Sara Gouveia




Aux confins du sud-ouest de la Chine, non loin de la frontière Tibétaine, réside un peuple qui intrigue le reste du monde pour ses coutumes, mais surtout pour sa vision de l'amour et de la relation intime. Les Mosos sont le dernier peuple matriarcal et ont gagné le titre de communauté-modèle à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'ONU.

Les femmes, au centre de la communauté

Les Mosos vivent autour du lac Lugu, sur les rives des régions du Yunnan et Sichuan. Ce lac serait né des larmes de la déesse Gemu, que tous vénèrent. Depuis plus de 800 ans, les Mosos ont les mêmes traditions régissant leur quotidien. Tous les enfants vivent auprès de leur mère. Ils ne quittent jamais la maison familiale, qui se transmet de génération en génération aux filles. Ce sont les femmes qui sont au centre de la vie des Mosos et gèrent le patrimoine de la famille, ce sont elles qui héritent du nom et des biens.

L'harmonie comme principe de vie

Chez ce peuple matriarcal, le mariage n'existe pas. Chacun est libre de vivre sa sexualité comme il l'entend, mais sans la notion d'engagement. Pour eux, le mariage représente une menace à l'harmonie ; une valeur essentielle pour laquelle chacun oeuvre, l'harmonie passant avant toute chose, notamment l'argent. Ainsi, ils estiment qu'être marié revient à se vendre dans une forme d'illusion : les Mosos pensent qu'il est insensé de se promettre la passion éternelle, puisque personne ne sait de quoi demain sera fait.

Aucune promesse, aucune trahison
Les principes économiques d'une famille reposent sur tous les membres qui la composent. Chaque personne a un rôle à jouer, il est donc impensable qu'il quitte le foyer pour un amour qu'il peut de toute manière fréquenter à sa guise. Le fait de refuser le mariage inclut donc une sexualité vécue librement, sans domination entre les sexes et sans fidélité.


Cela ne signifie pas qu'un homme et une femme, tous deux amoureux, aillent coucher dans le lit d'autres partenaires. Simplement ils ne jugent pas nécessaire d'en faire une promesse, puisque celle-ci pourrait être brisée. Lorsqu'une séparation survient, elle se fait dans la douceur et le respect de l'autre. Chacun faisant en sorte que l'harmonie persiste.


L'amour sans tabou


Dès l'âge de 13 ans, les enfants atteignent leur majorité. Les filles obtiennent leur propre chambre et sont donc libres de découvrir le sexe, mais peuvent prendre tout le temps nécessaire jusqu'à ce qu'elles se sentent prêtes à devenir femme. Au début d'une relation elles restent discrètes, car elles ne sont pas forcées de révéler le nom de celui qui escalade la maison et se glisse dans leur chambre, à leur famille. Lorsque l'amour est là, alors le compagnon est accepté au même titre qu'un ami de la famille, il pourra aider dans la maison et s'occuper des enfants de sa bien-aimée, qu'ils soient de lui ou non.


La place de la mère
Les pères biologiques ne sont pas contraints de visiter leur progéniture. Chez les Mosos, ce sont les oncles qui détiennent le rôle de père. Ils traitent leurs neveux et nièces comme nous nous occuperions de nos propres enfants. Pour eux, il est donc primordial que leur soeur ait une descendance. Les oncles ont bien plus de droits que les pères sur leurs enfants. Lorsque la mère de famille décède, c'est sa première fille qui est destinée à la remplacer dans son rôle : elle aussi deviendra "Ama" ou "Dabou", selon le terme employé dans le village. Une "Ama" décide des tâches à accomplir pour la journée et donne les instructions, tandis qu'elle s'occupera de la maison où vivent ses enfants et petits-enfants.

Transmettre les traditions

Chaque soir, les membres de la famille se réunissent autour du feu qui brûle continuellement grâce à leur mère. Elle veille sur les siens et s'assure que sa première fille prendra, comme elle, son rôle à coeur. Il est important pour elle de savoir que son aînée prendra plaisir à s'occuper de sa famille, ici aussi l'harmonie compte. Parfois les filles destinées à remplacer leur mère auraient préféré étudier, mais les régions qui bordent le lac Lugu manquent cruellement d'instituteurs qualifiés. 

Depuis huit siècles, les femmes travaillent dans les champs pendant que les hommes s'occupent des enfants. Mais en dehors de cette mission, ce sont eux qui bâtissent les maisons et gèrent les affaires extérieures au village. Certains d'entre eux sont choisis pour leurs aptitudes scolaires et, si leur mère accepte, sont envoyés au Tibet afin de recevoir une formation de Lama auprès de grands maîtres Bouddhistes. Ils reviendront plus tard au village pour devenir des chefs religieux. 

L'art de s'aimer

Lorsque ces derniers organisent les fêtes célébrant les ancêtres ou la nature, ils ne participent pas aux jeux de séduction des autres Mosos. Ces rites sont l'occasion de danser et de charmer l'autre, sans se cacher. Personne ne viendra juger le choix d'un partenaire ni la manière de le séduire, souvent pleine de poésie par des regards attentionnés ou quelques chatouilles. Tous les Mosos peuvent profiter librement de leurs passions et aiment concevoir le couple comme une relation basée sur l'amour et le sexe.
(...)

Article original, là : La découverte des mosos
Documentaire intéractif :  L'effet de la pluie sur l'herbe

samedi 21 novembre 2015

samedi 24 octobre 2015

Ce temps pour créer, hors temps



"... Donc, j'ai perdu du temps, mais utilement ..."
Vincent Almendros, interviewé à propos de Un été
(merci à Karl pour la lecture - découverte)


"Donc, dans la vie d'un oisif, il y a du travail, de la création." Tom 
Les slips en velours, les chaussettes en coton et la poitrine d'une femme, conversation entre Matthiew De Abeitua, Tom Hodgkinson et Gavin Pretor Pinney


"Le quotidien a ses exigences, ses cadences, ses rebours. Dans l'interstice de ces temps, notre vie s'octroie des pauses : la sieste, la nuit blanche, le dimanche, l'attente, l'ennui nous aident à reconquérir le temps, notre temps."
Petits plaisirs de la paresse.


"En ce sens, la rêverie est du temps de vagabondage où l'esprit s'évapore, s'en va ailleurs  
(...) Le temps de la récréation, de la création, ce temps pour rien est en fait un temps de projet"
Thierry Paquot


" Il n'est pas perdu, le pain perdu, puisqu'on le mange. Il n'est pas perdu, le temps perdu, puisqu'on y touche à la fin des temps et qu'on y mange sa mort, à chaque seconde, à chaque bouchée. Le temps perdu est le temps abondant, nourricier "
Christian Bobin





mercredi 23 septembre 2015

Utopie VS Actualité

Passage : 1week1project dreams of opening the border between Europe and Africa






Crossing the Mediterranean is one of the most perilous journeys for the migrants seeking sanctuary in Europe. Since November 2014 and the launching of the Operation Triton, European Union has deployed security means to counter this massive arrival instead of setting up an effective humanitarian operation. In the meantime, the number of migrants drowning while attempting to cross the Mediterranean has been increasing every day.




1week1project dreams of opening the border between Europe and Africa. This utopia breaks up the shores and gives birth to a ford (a bridge) linking the continents.


Passage questions the idea of borders. Closing them kills more than it regulates the flow of migrants. Wouldn’t it be better to accept this migration?