E x t i m e (journal)

Affichage des articles dont le libellé est Vie/Mort. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vie/Mort. Afficher tous les articles

samedi 4 février 2017

Bribes de conversation

- Comment faire pour que ma vie réponde à mes attentes, si je n'en n'ai pas ?

- Vis ! 

dimanche 13 novembre 2016

...38 > 39 > 40...

Le déclic (clic clic clic clic cl...i...c) pour "reprendre sa vie" est peut-être la prise de conscience du temps (qui passe).



mardi 1 novembre 2016

Se rencontrer (soi)

" Pourquoi prend-on de l'âge ? Pas pour fuir dans le quotidien et fermer la porte mais pour se rencontrer à nouveau. Pour choisir de se rencontrer. Pour aller de son plein gré vers l'endroit choisi."

 Mitsuyo Kakuta , Celle de l'autre rive 

lundi 31 octobre 2016

samedi 15 octobre 2016

Annihilation par l'amour

" L'amour, c'est se rencontrer, se dissoudre, disparaître."

Sylvain Tesson, S'abandonner à vivre 



lundi 3 octobre 2016


Photographies de L. septembre 2016 Camaret, Crozon, Finistère
Ruine du manoir de Saint-Pol Roux (poète 1861-1940)






« ceux qui comme lui s'offrent le magnifique plaisir de se faire oublier » 
André Breton, Clair de Terre dédicacé à Saint-Pol Roux








« L’effet de ces compositions, bonnes ou mauvaises, c’est de vous laisser dans une douce mélancolie. Nous attachons nos regards sur les débris d’un arc de triomphe, d’un portique, d’une pyramide, d’un temple, d’un palais, et nous revenons sur nous-mêmes. Nous anticipons sur les ravages du temps, et notre imagination disperse sur la terre les édifices mêmes que nous habitons. A l’instant, la solitude et le silence règnent autour de nous. Nous restons seuls de toute une génération qui n’est plus ; et voilà la première ligne de la poétique des ruines.» Diderot







dimanche 11 septembre 2016

Quelque chose noir

Au matin
Je suis habitant de la mort idiote la tête comme un porridge
Les oiseaux s'envolent à l'avoine noire de fumée (il est quatre heures, il est cinq heures)
Les arbres s'habillent de fond en comble
Dans mon bol des archipels de boue noire qui fondent
Je bois tiède
L'église, le sable, le vent irrésolu
J'avance d'une ligne, à deux doigts
Je voudrais nous coucher tête-bêche
Tes yeux sur ma bouche à la place de ce rien

Jacques Roubaud, Quelque chose noir

jeudi 25 août 2016

Rykiel et Butor ... départs

création de
Sonia Rykiel (1930-2016)


"Toute tête est un entrepôt, où dorment des statues de dieux et de démons de toute taille et de tout âge, dont l' inventaire n' est jamais dressé."    

Passage de Milan, Michel Butor (1926-21016)


dimanche 21 août 2016

Les lundis matin


François BeaurainLes lundis matin

" Cela fait plusieurs années que je ne travaille plus dans un bureau et que je peux me lever aussi tard que je le veux (et pas uniquement les lundis matin). Des fois au fond de mon lit je pense à tous ceux qui doivent se lever tôt pour aller au travail. Ce projet est dédié à tous les employés de bureau, cadres stressés, personnes au milieu de la crise de la quarantaine (ou qui vont bientôt la faire). J'espère que vous aurez la chance de découvrir ce projet le matin entassé dans le métro (de préférence un jour de pluie ou de grève (ou les deux à la fois)) et qu'il vous apportera un peu de réconfort. En vous souhaitant une semaine de travail intense et productive. "










vendredi 12 août 2016

C'est pas l'homme qui prend la mer ...

"Là les pères vont en mer . Là les mères vont en paire."


Louise de Vilmorin, L'Alphabet des aveux




samedi 2 juillet 2016

"Un esprit est comme un parachute, il ne fonctionne qu'une fois ouvert"
Frank Zappa

Mary à Quiberon, le 2 juillet 2016.
Photographie de L.


dimanche 19 juin 2016

Et Si...

pour ceux qui restent après celui qui est parti trop tôt ...

... mon.

samedi 23 avril 2016

Architecture éphémère


OTO Arquitectos
Siège du Parc Naturel de l'île Fogo, Atalaia , Cap-Vert, 2013-2014.




















Photographies Fernando Guerra (Ultima reportagens)



Quand architecture et paysage se fondent ...
jusqu'à ce que le volcan tout proche (dont les cendres avaient été incorporées à la maçonnerie) ne finisse par engloutir le bâtiment lors de son éruption, 7 mois après la livraison de ce dernier.


jeudi 31 mars 2016

Zaha Hadid

Zaha Hadid (31 oct.1950, Bagdad - 31 mars 2016,Miami) 

1ère femme architecte à avoir reçu le Pritzker Price, en 2004.

" Obtenir de belles vues à partir de tous les angles possibles "


" Je me suis senti limitée par la pauvreté du traditionnel principe de dessin architectural et j'ai recherché de nouveaux moyens de représentation "


Centre culturel Heydar Aliev de Bakou, en Azerbaïdjan, 2012

l'Al-Wakrah Stadium, Quatar (en construction)






















mardi 29 mars 2016

Envie en vie

" Pourquoi ne pas fêter les événements dès que l'envie se présente, donc avant qu'ils ne se produisent ? 
Car on ne sait jamais s'ils se produiront, in fine, ni si on sera toujours là (vivant) pour les vivre."

L.

lundi 28 mars 2016

Le pont sans fin


The Infinite Bridge à Aarhus, 2015.
architectes : Gjøde & Povlsgaard 




" Je fais l'amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J'avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond."

Zazie, Je suis un homme.

dimanche 27 mars 2016

mardi 1 mars 2016

Claude Parent

Claude Parent 26 février 1923 - 27 février 2016

Ah! Claude Parent ! jamais je n'oublierai cette conférence donnée à Rennes aux milieu des années 90...

Il était incroyable,  avec son feutre noir, à exprimer ses idées en quelques traits et, debout, en mouvement, à mimer "sa" fonction oblique !
Déjà âgé à  l'époque, et pourtant tellement dynamique et enjoué . Tellement libre et passionné. Et passionnant.

Rappel de l'article déjà paru sur ce blog :

Article du 16mars 2014 Claude Parent / la fonction oblique

Photographie Emmanuel Goulet

mardi 16 février 2016

Hétérotopie

Mirror, mirror. Dessin de Laurie Lipton

" Corps incompréhensible, corps pénétrable et opaque, corps ouvert et fermé : corps utopique. 
Corps absolument visible, en un sens : je sais très bien ce que c’est qu’être regardé par quelqu’un d’autre de la tête au pied, je sais ce que c’est qu’être épié par derrière, surveillé par-dessus l’épaule, surpris quand je m’y attends, je sais ce qu’être nu ; pourtant ce même corps qui est visible, il est retiré, il est capté par une sorte d’invisibilité de laquelle jamais je ne peux le détacher. Ce crâne, ce derrière de mon crâne que je peux tâter, là, avec mes doigts, mais voir, jamais ; ce dos, que je sens appuyé contre la poussée du matelas sur le divan, quand je suis allongé, mais que je ne surprendrai que par la ruse d’un miroir ; et qu’est-ce que c’est que cette épaule, dont je connais avec précision les mouvements et les positions, mais que je ne saurai jamais voir sans me contourner affreusement. Le corps, fantôme qui n’apparaît qu’au mirage des miroirs, et encore, d’une façon fragmentaire.
(…)


Après tout, les enfants mettent longtemps à savoir qu’ils ont un corps. Pendant des mois, pendant plus d’une année, ils n’ont qu’un corps dispersé, des membres, des cavités, des orifices, et tout ceci ne s’organise, tout ceci ne prend littéralement corps que dans l’image du miroir (…). C’est ce cadavre, par conséquent, c’est le cadavre et c’est le miroir qui nous enseignent que nous avons un corps, que ce corps a une forme, que cette forme a un contour, que dans ce contour il y a une épaisseur, un poids ; bref, que le corps occupe un lieu. C’est le miroir et c’est le cadavre qui assignent un espace à l’expérience profondément et originairement utopique du corps ; c’est le miroir et c’est le cadavre qui font taire et apaisent et ferment sur une clôture – qui est maintenant pour nous scellée- cette grande rage utopique qui délabre et volatilise à chaque instant notre corps.

(…)


Je crois qu'entre les utopies et ces emplacements absolument autres, ces hétérotopies, il y aurait sans doute une sorte d'expérience mixte, mitoyenne, qui serait le miroir. Le miroir, après tout, c'est une utopie, puisque c'est un lieu sans lieu. Dans le miroir, je me vois là où je ne suis pas, dans un espace irréel qui s'ouvre virtuellement derrière la surface, je suis là-bas, là où je ne suis pas, une sorte d'ombre qui me donne à moi-même ma propre visibilité, qui me permet de me regarder là où je suis absent - utopie du miroir. Mais c'est également une hétérotopie, dans la mesure où le miroir existe réellement, et où il a, sur la place que j'occupe, une sorte d'effet en retour ; c'est à partir du miroir que je me découvre absent à la place où je suis puisque je me vois là-bas. À partir de ce regard qui en quelque sorte se porte sur moi, du fond de cet espace virtuel qui est de l'autre côté de la glace, je reviens vers moi et je recommence à porter mes yeux vers moi-même et à me reconstituer là où je suis; le miroir fonctionne comme une hétérotopie en ce sens qu'il rend cette place que j'occupe au moment où je me regarde dans la glace, à la fois absolument réelle, en liaison avec tout l'espace qui l'entoure, et absolument irréelle, puisqu'elle est obligée, pour être perçue, de passer par ce point virtuel qui est là-bas. "

Michel Foucault, Les Hétérotopies, Le Corps Utopique, 2009













mercredi 10 février 2016

Ersilie, ville et fils

" A Ersilie, pour établir les rapports qui régissent la vie de la ville, les habitants tendent des fils qui joignent les angles des maisons, blancs,ou noirs, ou gris, ou blancs et noirs, selon qu' ils signalent des relations de parenté, d'échange, d'autorité, de délégation. 


Quand les fils sont devenus tellement nombreux qu'on ne peut plus passer au travers, les habitants s'en vont : les maisons sont démontées ; il ne reste plus que les fils et leurs supports.
Du flanc d' une montagne, ou ils campent avec leurs meubles, les émigrés d' Ersilie regardent l'enchevêtrement de fils tendus et de piquets qui s' élève dans la plaine. C' est là toujours la ville d'Ersilie ; et eux même ne sont rien.



Ils réédifient Ersilie ailleurs. Avec des fils ils tissent une figure semblable qu' ils voudraient plus compliquée et en même temps plus régulière que l' autre. 

Puis ils l' abandonnent et se transportent encore plus loin, eux- même et leurs maisons.


Ainsi en voyageant sur le territoire d' Ersilie ; tu rencontres les ruines des villes abandonnées, sans les murs qui ne durent pas, sans les os des morts que le vent fait rouler au loin : des toiles d' araignée de rapports enchevêtrés qui cherchent une forme."


Italo Calvino - Les Villes invisibles 






illustrations : Amy Casey






Spéciale dédicace à Ktoo pour son ambition de création sur le "fil" ...