E x t i m e (journal)
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samedi 4 février 2017
jeudi 8 décembre 2016
Dulgan Meissl
Maisons invisibles, Dulgan Meissl Associated Architects
Chaque unité de 14,5m sur 3,5m est conçue à partir de panneaux de bois locaux et de structures préfabriquées. Vous pouvez associer plusieurs modules pour réaliser une habitation aux volumes plus généreux. Entièrement démontable, la maison invisible a un faible impact sur son environnement. Autre particularité, et non des moindres, le revêtement extérieur est fait de miroirs, faisant disparaître l’habitation dans son environnement (reste toujours la question des oiseaux avec ce type de revêtement, on espère que le revêtement est muni d’une couche réfléchissant les rayons UV, spécialement prévu pour la protection des oiseaux.).
lundi 25 juillet 2016
vendredi 1 juillet 2016
dimanche 31 janvier 2016
samedi 30 janvier 2016
Reflet
![]() |
Photographie et haïku* de Hervé Colard |
glanée sur le blog Plages de silence
* haïku 俳句 " forme poétique très codifiée d'origine japonaise (...) Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à dire et célébrer l'évanescence des choses" (source : Wikipedia)
* haïku 俳句 " forme poétique très codifiée d'origine japonaise (...) Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à dire et célébrer l'évanescence des choses" (source : Wikipedia)
vendredi 1 janvier 2016
Zao Wou Ki
" Peindre, peindre. Toujours peindre. Encore peindre. Le mieux possible, le vide et le plein, le léger et le dense, le vivant et le souffle ."
Zao Wou Ki
![]() |
| Peintures de Zao Wou Ki |
voir aussi 間
mercredi 23 décembre 2015
Habiter la lave
J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.
Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.
C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,
Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.
Charles Baudelaire, La vie antérieure
lundi 21 décembre 2015
Solstice d'hiver
« Solstice d’hiver : la période la plus sombre de l’année. A peine éveillé le matin, il sent déjà que le jour commence à lui échapper. Il n’a pas une lumière où s’engager, aucun sens du temps qui passe. Il a plutôt une sensation de portes qui se ferment, de serrures verrouillées. Une saison hermétique, un long repliement sur soi-même. Le monde extérieur, le monde tangible de la matière et des corps semble n’être plus qu’une émanation de son esprit. Il se sent glisser à travers les évènements, rôder comme un fantôme autour de sa propre présence, comme s’il vivait quelque part à côté de lui-même – pas réellement ici mais pas ailleurs non plus. Il formule quelque part en marge d’une pensée : une obscurité dans les os ; noter ceci.
Dans la journée, les radiateurs chauffent au maximum. Même maintenant, en plein cœur de l’hiver, il est obligé de laisser la fenêtre ouverte. Mais pendant la nuit il n’y a pas de chauffage du tout. Il dort tout habillé, avec deux ou trois chandails, emmitouflé dans un sac de couchage. Pendant les week-ends, le chauffage est coupé complètement jour et nuit, et il lui est arrivé ces derniers temps, quand il essayait d’écrire, assis à sa table, de ne plus sentir le stylo entre ses doigts. Ce manque de confort, en soi, ne le dérange pas. Mais il a pour effet de le déséquilibrer, de le forcer à se maintenir en état permanent de vigilance. En dépit des apparences, cette chambre n’est pas un refuge. Il n’y a rien ici d’accueillant, aucun espoir d’une vacance du corps, où il pourrait se laisser séduire par les charmes de l’oubli. Ces quatre murs ne recèlent que les signes de sa propre inquiétude et pour trouver dans cet environnement un minimum de paix il faut s’enfoncer en lui-même de plus en plus profondément. Mais plus on s’enfoncera, moins il restera à pénétrer. Ceci lui paraît incontestable. Tôt ou tard, il va se consumer.
(…)
Il pause une feuille blanche sur la table devant lui et trace ces mots avec son stylo. Epigraphe possible pour le Livre de la mémoire. Ensuite, il ouvre un livre de Wallace Stevens (Opus Posthumous) et en copie la phrase suivante :
« En présence d’une réalité extraordinaire, la conscience prend la place de l’imagination » »
Extrait de : Paul Auster, L’invention de la solitude, traduit par C. Le Boeuf
Dans la journée, les radiateurs chauffent au maximum. Même maintenant, en plein cœur de l’hiver, il est obligé de laisser la fenêtre ouverte. Mais pendant la nuit il n’y a pas de chauffage du tout. Il dort tout habillé, avec deux ou trois chandails, emmitouflé dans un sac de couchage. Pendant les week-ends, le chauffage est coupé complètement jour et nuit, et il lui est arrivé ces derniers temps, quand il essayait d’écrire, assis à sa table, de ne plus sentir le stylo entre ses doigts. Ce manque de confort, en soi, ne le dérange pas. Mais il a pour effet de le déséquilibrer, de le forcer à se maintenir en état permanent de vigilance. En dépit des apparences, cette chambre n’est pas un refuge. Il n’y a rien ici d’accueillant, aucun espoir d’une vacance du corps, où il pourrait se laisser séduire par les charmes de l’oubli. Ces quatre murs ne recèlent que les signes de sa propre inquiétude et pour trouver dans cet environnement un minimum de paix il faut s’enfoncer en lui-même de plus en plus profondément. Mais plus on s’enfoncera, moins il restera à pénétrer. Ceci lui paraît incontestable. Tôt ou tard, il va se consumer.
(…)
Il pause une feuille blanche sur la table devant lui et trace ces mots avec son stylo. Epigraphe possible pour le Livre de la mémoire. Ensuite, il ouvre un livre de Wallace Stevens (Opus Posthumous) et en copie la phrase suivante :
« En présence d’une réalité extraordinaire, la conscience prend la place de l’imagination » »
Extrait de : Paul Auster, L’invention de la solitude, traduit par C. Le Boeuf
texte re-trouvé sur Listen Up!
dimanche 6 décembre 2015
samedi 7 novembre 2015
Arquitectura-G
Rehabilitación de una Masía en El Empordà
Gérone / Espagne / 2015
Architectes : Arquitectura-G
jeudi 24 septembre 2015
Arno J. (1)
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| Maison à Pondicherry |
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| Cabinet d'aisance ! |
à suivre ...
Tout y est ! l'ensemble et le détail, les lumières et les couleurs, l'atmosphère, le paysage, les gens, la poésie de la vie (réelle et pourtant sublimée) .
Merci et bravo à mon ami, Arno J. pour ses croquis qui me font voyager par procuration, ici en Inde.
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