E x t i m e (journal)

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dimanche 21 août 2016

Les lundis matin


François BeaurainLes lundis matin

" Cela fait plusieurs années que je ne travaille plus dans un bureau et que je peux me lever aussi tard que je le veux (et pas uniquement les lundis matin). Des fois au fond de mon lit je pense à tous ceux qui doivent se lever tôt pour aller au travail. Ce projet est dédié à tous les employés de bureau, cadres stressés, personnes au milieu de la crise de la quarantaine (ou qui vont bientôt la faire). J'espère que vous aurez la chance de découvrir ce projet le matin entassé dans le métro (de préférence un jour de pluie ou de grève (ou les deux à la fois)) et qu'il vous apportera un peu de réconfort. En vous souhaitant une semaine de travail intense et productive. "










dimanche 27 mars 2016

mercredi 23 décembre 2015

Habiter la lave

"... Si les hommes ne dansaient pas sur des volcans, je me demande où et quand ils danseraient; l'important est de bien savoir qu'on a le volcan sous les pieds afin de goûter son vrai plaisir d'homme libre."  Jacques Perret, Bâtons dans les roues 



Maison de César Manrique *, Lanzarote (îles Canaries)


* César Manrique : peintre, sculpteur et architecte espagnol (1919-1992)


Visite de la maison de Manrique à Lanzarote, devenue Fondation César Manrique :




J'ai longtemps habité sous de vastes portiques 
Que les soleils marins teignaient de mille feux, 
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, 
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques. 

Les houles, en roulant les images des cieux, 
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique 
Les tout-puissants accords de leur riche musique 
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux. 

C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes, 
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs 
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs, 

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes, 
Et dont l'unique soin était d'approfondir 
Le secret douloureux qui me faisait languir. 

Charles Baudelaire, La vie antérieure 


voir aussi Magma












mercredi 25 novembre 2015

Prendre corps / Arthur H & Nicolas Repac

Je te flore, tu me faune
Je te peau, je te porte, et te fenêtre
Tu m’os, tu m’océan, tu m’audace, tu me météorite

Je te clé d’or, je t’extraordinaire, tu me paroxysme

Tu me paroxysme, et me paradoxe
Je te clavecin, tu me silencieusement, tu me miroir, et je te montre

Tu me mirage, tu m’oasis, tu m'oiseau, tu m’insecte, tu me cataracte

Je te lune, tu me nuage, tu me marée haute, je te transparente
Tu me pénombre, tu me translucides, tu me château vide et me labyrinthe
Tu me parabole, tu me debout, et couché, tu m’oblique

Je t’équinoxe, je te poète, tu me danse, je te particulier
Tu me perpendiculaire et sous-pente

Tu me visible, tu me silhouette
Tu m’infiniment, tu m’indivisible, tu m’ironie

Je te fragile, je t’ardente, je te phonétiquement, tu me hiéroglyphe

Tu m’espace, tu me cascade, je te cascade à mon tour, mais toi tu me fluide

Tu m’étoile filante, tu me volcanique, nous nous pulvérisable
Nous nous scandaleusement, jour et nuit, nous nous aujourd’hui même, tu me tangente
Je te concentrique

Tu me vertige, tu m’extase, tu me passionnément, tu m’absolu, je t’absente, tu m’absurde

Je te narine, je te chevelure, je te hanche, tu me hantes
Je te poitrine, je buste ta poitrine, puis te visage, je te corsage
Tu m’odeur, tu me vertige, tu glisses, je te cuisse, je te caresse
Je te frissonne, tu m’enjambes, tu m’insupportable, je t’amazone
Je te gorge, je te ventre, je te jupe, je te jarretelle, oh je te bas
Je te Bach, oui je te Bach, pour clavecin sein et flûte

Je te tremblante, tu me séduis, tu m’absorbes, je te dispute
Je te risque, je te grimpe, tu me frôles
Je te nage, mais toi tu me tourbillonnes
Tu m’effleures, tu me cernes, tu me chair, cuir, peau, et morsure
Tu me slip noir, tu me ballerine rouge
Et quand tu ne hauts-talons pas mes sens, tu les crocodile, tu les phoque, tu les fascines
Tu me couvres, je te découvre, je t’invente et parfois tu te livres

Tu me lèvres humides, je te délivre, je te délire, tu me délires et passionnes
Je t’épaule, je te vertèbre, je te cheville, je te cils et pupilles
Et si je n’omoplate pas avant mes poumons, même à distance, tu m’aisselles
Je te respire,
Je te bouche, je te palais, je te dents, je te griffe
Je te vulve, je te paupières, je te haleine, je t’aine
Je te sang, je te cou, je te mollets, je te certitude
Je te joues, et te veines

Je te mains, je te sueur, je te langue, je te nuque
Je te navigue, je t’ombre, je te corps et te fantôme
Je te rétine dans mon souffle, tu t’iris

Je t’écris, tu me penses

(poème de Ghérasim Luca)


Illustrations de la vidéo : La série "ORGASM" de l'artiste argentin Diego Beyrò, qui capture les moments d'extase de l'orgasme dessinés sur les visages, en utilisant des draps de lit comme support pour ses illustrations.


dimanche 20 septembre 2015

Au revoir mon amour / Dominique A (4)


Au revoir mon amour, Eleor - Dominique A 

pour la chanson, la danse, l'architecture, le paysage, la lumière, la tension.




" Peut-être mon amour mieux vaut ne pas s'aimer qu'un jour ne plus s'aimer "....


mercredi 16 septembre 2015

Pas d'ombre sans lumière



Diet Wiegman









tas de rien, de tout, 
 récupération, assemblage
mise en lumière
révélation
ombre
montre moi ton ombre je ne saurai pas qui tu es
illusion 
la part d'ombre

L.



mardi 31 mars 2015

Magma





" Il suffit de regarder une chose pour que son unité s'éparpille. On ne voit pas les six faces d'un cube. En faisant varier le lieu de l'oeil d'un observateur, je fais disparaître l'ensemble, je fais apparaître des détails : la vue "idéale" serait celle où je pourrais à la fois voir ensemble et détails. Pour voir d'une façon philosophique il faut interpréter, percevoir -mais pas d'une façon sensible. 
(...)
Comprendre signifie être pris, pas montrer. "  
François Housset

vendredi 23 janvier 2015

Du cul militant ...

" les mecs de droite je les nique, mais je les nique vraiment, c'est pas une métaphore." Bahia






"Qu'est-ce-que tu préfères ? On fait l'amour d'abord ou on fait les courses après ?"

" Tu crois quil me reste des pâtes ? On fait l'amour d'abord ou on fait à manger ? "




Le nom des gens, film de Michel Leclerc, 2009.

dimanche 18 mai 2014

Suspension

" Dommage ... dommage ... les moments de suspension ne durent jamais assez longtemps." 



Arman Hors saison , film de Sébastien Betbeder .2013. 


間