E x t i m e (journal)

lundi 2 juin 2014

Les cafés impersonnels

J'aime les cafés impersonnels
Le tablier des demoiselles
Si peu soucieuses de mes pensées
J'aime l'indifférence passagère
les yeux en guise de dictionnaire
Et la musique de ces troquets

Mais j'aime aussi les quand elle me sourit

J'aime les kilomètres solitaires
Le passeport dans la portière
Les idées filent, l'aiguille s'affole
J'aime les sons sortis d'son semi sommeil
Les 'déjà là' des petits réveils
A la radio les 2 heures sonnent

Mais j'aime aussi les quand elle me sourit

J'aime le chevalet, la fourmilière
Aux heures tardives et familières
Les brouillons noirs, l'attente aussi
J'aime les grands carreaux tout près du plume
Pour le cas où le clin de lune
Souffle la fin durant la nuit

Mais j'aime aussi les quand elle me sourit


Calico

vendredi 30 mai 2014

Le cimetière d'en face

Les maisons de retraite réussies sont celles qui se trouvent face au cimetière.




La vieille femme au cimetière. Lauritz Anderson RITZ. 1904


Vous trouvez cette idée saugrenue, voire même glauque ?

C'est que vous êtes jeune...

Mais quand on est vieux :

On aime visiter ses morts, époux ou copains, partis avant nous.

Un cimetière c'est calme,
sauf à la Toussaint, mais ça fait voir du monde juste quand les mauvais jours arrivent.

On se sent encore utile quand on n'a plus que les tombes à nettoyer.

Et puis, les fleurs c'est beau,
et c'est moins d'entretien qu'un grand jardin.
Et les fleurs ça meurt, on voit qu'on n'est pas les seuls.

Au cimetière, les morts écoutent, même si on radote.

Quand on le voit tous les jours, le cimetière, on a le temps de s'y faire, de se projeter. Et tout le monde sait que quand on vieillit, il faut du temps pour s'adapter au changement, sauf que du temps, on n'en a plus beaucoup. Donc, là on s'y fait quotidiennement,  doucement mais sûrement.

Enfin quand on devient vieux, la mort n'est pas triste, c'est juste la suite logique.

Mais pour combien de temps ? de nos jours, la mort on la craint, on l'occulte, on l'écarte de nos vies.

L.







à mon grand-père qui nous avait dit de faire la fête et de rire le jour de son enterrement.
à ma grand-mère qui a passé sa dernière année en maison de retraite, face à la mer... et qui aurait préféré être face au cimetière près de mon grand-père...j'en suis sûre.
















mercredi 28 mai 2014

Le Vide

Le vide est à habiter.

Pourquoi toujours envisager l'architecture comme un plein?
Les vides laissés par les interstices, les fentes, les entre-deux, les cadrages font (la qualité de) l'espace.
Ce que l'on ressent dans un lieu provient de la manière dont on le traverse, que ce soit du regard ou du corps tout entier.
Comment les pleins dialoguent entre eux, grâce au vide. Distendu, expansif, mesuré, 
du vide naît une lumière particulière ; du vide naît une sonorité particulière ; du vide naît un mouvement particulier ; du vide naît (ou pas) le toucher . Et ce que le vide crée, le définit en retour.
La lumière, le son, le mouvement sont liés et déterminés par le vide.
Construisons le vide, ou laissons le vivre pour y vivre nous-mêmes ...

L.

間 

Choix


"Tu as le choix

Fais ton choix
Tu dois choisir.

Ceci est un ultimatum. "

Mmmmh un 1er choix de second choix ...

Et si je ne veux pas choisir, moi ?

Non pas par indécision,
mais juste parce que je veux tout (concilier).

Pourquoi se restreindre ?

Tout prendre à tout prix ... utopie ?

L.

Kanak


















Jean-Marie Tjibaou Cultural Center


Nouméa, Nouvelle Calédonie, 1991/1998

Architecte : Renzo Piano




jeudi 22 mai 2014

Arénicole


















Sandworm Willow cathedral on Belgian dunes, 2012 -  Architecte : Marco Casagrande 



Sandworm is an organic structure/space/creature realized on the dunes of the Wenduine coastline, Belgium. The 45 meters long and 10 m wide and high installation moves freely in-between architecture and environmental art and is constructed entirely out of willow following the local knowledge of a continuing interaction between work and environment. Casagrande worked hard with his team of young architects and local experts for 4 weeks in order to create something that he describes as “weak architecture” – a human made structure that wishes to become part of nature through flexibility and organic presence. The visitors are describing the Sandworm as a willow cathedral finely tuned to celebrate the site specific conditions of the Wenduine tidal beaches. The space is used for picnics, relaxation and post industrial meditation.