E x t i m e (journal)

dimanche 10 novembre 2013

Corps






Keith Haring,
photographié en 1986 par Annie Leibovitch














Anthropométrie de l'époque bleue
9 mars 1960
Yves Klein  -  photographie de Harry Shunk


Envol

"Un homme dans l'espace ! Le peintre de l'espace se jette dans le vide" 
















Yves Klein ,
photographié par Harry Shunk - 1960

A ma place

Zazie & Axel Bauer

A ma place

vendredi 8 novembre 2013

Traces

"L'essentiel de l'art involontaire se résume en un mot court et consonant, un mot de sous-bois lorsque l'empreinte dans l'humus est encore une énigme : traces.
La rencontre avec l'homme, l'homme absent, se fait par les traces de son savoir-faire et de sa négligence.
Un oubli sur le sol : ce ticket de métro parisien dans la jungle de Ramona-fane quelque part à l'autre bout du monde, juste derrière le buisson, là.
Maîtrise et abandon, distraction naturelle de tout individu pour l'oeuvre qu'il laisse en passant.
Les traces finissent toujours par disparaître mais elles inscrivent leur histoire dans celle plus générale de l'évolution. Elles fomentent un génome.
Ce sont les étapes anodines d'un paysage."

Traité succinct de l'art involontaire , Gilles Clément

Rencontre (1)


"Le thème de la rencontre de la ville est donc très lié à celle de la rencontre en ville.
Nous pouvons l'observer de plusieurs points de vue. Le premier c'est celui de Michel Certeau, lorsqu'il nous dit, dans L'invention du quotidien , qu'il faut redescendre du World Trade Center, oublier le plan géométrique qui exprime les contraintes du réseau et retrouver au ras du sol ( j'ajouterais dans les couloirs du métro) la liberté de ce qu'il appelle "les réthoriques piétonnières".
Nous pouvons, dans les villes où l'on marche encore composer nos promenades comme on écrit un livre.
Le deuxième point de vue, c'est celui du surréalisme et de l'attente romanesque: toute déambulation, se donne plus ou moins consciemment comme objet la rencontre d'un autre ( de la même manière que tout texte qui s'écrit suppose la possibilité d'un lecteur )...."

L'impossible voyage, Marc Augé

dimanche 3 novembre 2013

Amour d'enfance

On se souvient tous de notre (nos) amour(s) d'enfance...
Pourquoi ce plus ancien amour reste-t-il gravé dans notre mémoire?
Amour dit "non consommé", platonique  (terme d'ailleurs galvaudé), parfois non exprimé... juste ressenti, mais en tout cas partagé.
J'aimerais retrouver l'intensité de cet amour si "pur", c'est-à-dire exempt des stéréotypes  qu'on nous impose en matière d'Aimer.
On confond tout : amour n'est pas sexe, amour n'est pas couple, amour n'est pas promesse, amour n'est pas appartenance ou exclusivité,...


Amis

Où sont passés mes amIS ?
AmIS...
mais oui, les gars où êtes vous?
copains d'enfance , de promo, potes de soirée, ...
Pourquoi, passé un certain âge ou plutôt un certain statut -  être en "couple"ou pas (ne pas être en couple est, au passage considéré suspect, passé un certain âge  justement!) ; donc pourquoi l'amitié femme - homme n'est plus possible?

Ah! mes amis, j'aimerais vous revoir sans être suspectée par vos copines, vos compagnes, vos femmes...

Mais l'amour se confond avec la possession , la possession est jalousie.

Les filles peuvent dire "je vais à ma soirée copines", les mecs "je vais voir mes potes" sans que ça pose le moindre problème (pour la plupart des gens).
Pourquoi une nana ne dirait pas à son compagnon "je passe la soirée chez un ami, à demain! " ?
Pourquoi un homme ne dirait pas "j'ai une copine qui vient à la maison ce soir "?

Et moi, quand je dis que je ne suis pas jalouse, pourquoi je suscite l'interrogation?

Aimer est-ce emprisonner l'autre ? le posséder sans partage.
Le mensonge, la culpabilité, la frustation font alors (bon) ménage dans le ménage...